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Solidarité Rroms Saint-Etienne

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Mais que fait le Réseau Solidarité Rroms de St-Etienne ?

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30 juin 2008

un texte de Josiane Reymond sur la fête du 25 juin

On avait proposé une fête un peu différente…

Depuis toutes ces années que les familles roms viennent tenter leur chance sur notre commune, nous parlons d’elles en terme de besoin, de manque, elles font la manche, elles vivent dans des squats…  des choses pas très valorisantes. Mais quand on connait un peu ces personnes, on découvre leurs savoirs- faire, leurs compétences, leurs talents. Cette fête, c’était l’occasion de mettre tout ceci en évidence. Nous avons pu goûter leurs spécialités culinaires, leur musique, leurs chants, leurs danses.
On souhaitait aussi dire comment c’était pour eux la vie sur notre commune….  L’errance, les expulsions, le dénuement puisqu’il n’y a pas eu pour elles de prise en compte de leurs besoins fondamentaux par une ouverture sur le droit commun….  Sauf sur une période, avec l’entrée de la Roumanie dans l’Europe en Janvier 2007 et l’engagement de  la CAF d’exercer sa mission de protection des familles. Elles ont pu alors bénéficier des prestations familiales et certaines ont eu accès à un logement.

Mais depuis Mars 2008, ces prestations sont conditionnées à un droit au séjour : chaque personne doit avoir des revenus suffisants pour vivre  et une couverture d’assurance maladie de leur pays d’origine. Ce qui s’amorçait comme une possible construction de projet de vie par l’accès au logement, l’intégration au sein d’un quartier, la scolarisation régulière des enfants est remis en cause avec ses conséquences en chaîne.
A ce jour, l’accès au travail est tellement contraignant administrativement  pour l’employeur que malgré toutes nos tentatives, seulement 3 personnes  sont employés et travaillent de façon régulière.
Le projet de la Mairie et de la Préfecture a toujours été de les décourager à rester, en coupant le chauffage en pleine période hivernale,  en les rassemblant tous au même endroit créant ainsi un ghetto, une surpopulation, en envoyant massivement les forces de police pour distribuer des OQTF (obligation à quitter le territoire français), ou l’ANAEM pour des propositions dites de «  retour  humanitaire ».
L’ANAEM, l’Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations, accorde une somme d’argent pour les personnes qui retournent en Roumanie, paye leur voyage et les assure d’une aide substantielle pour leur installation sur place. Aucune des personnes de St Etienne repartie avec l’ANAEM  n’a bénéficiée d’aide à l’installation, elles sont toutes revenues après quelques mois d’attente sans proposition.
Rien n’est donc possible pour les roms ?!!.... 
Et pourtant tous les jours le réseau de solidarité démontre qu’il  est possible de construire une vie décente, un avenir pour ces familles. Sans aucun moyen, uniquement grâce au bénévolat la scolarisation des enfants, le lien avec les enseignants  est assuré, avec une activité périscolaire (petit déjeuner les matins, jeux et découverte les mercredis  et les  soirs après l’école),  un suivi médical, en collaboration avec la PASS,  un accompagnement social et un soutien à la recherche de logement et d’emploi.  Depuis des années nous tentons de discuter avec la Mairie, les différentes institutions concernées par la protection des familles, pour l’aménagement d’un hébergement décent et durable avec un accompagnement social. Ces hébergements peuvent être crées dans les locaux vacants de la ville.
 La gestion quotidienne peut s’appuyer sur le réseau,  puisque depuis toutes ces années, nous avons mis en route beaucoup de choses pour faire avancer les droits, prendre en compte les besoins. Un projet centré sur les savoirs faire, à partir de l’agriculture et du bricolage est en cours d’élaboration en partenariat avec le CCFD.   
Ce temps de fête c’était l’occasion de mieux comprendre cette réalité, de se dire que cette façon de traiter les personnes avec brutalité, nous entraine tous vers la barbarie. Certains sont prêts à nous rejoindre dans notre tentative d’autres choses à vivre. Ce temps de fête a été un temps de partage des talents. Chacun est venu nous faire gouter sa sensibilité, en donnant le meilleur avec simplicité et justesse. Il y a eu du rire, de l’émotion, de la joie… De quoi nous faire croire que c’est possible de faire tomber les barrières de nos peurs pour se rencontrer dans notre humanité.
Merci aux rroms pour leur accueil, merci aux invités d’avoir osé et d’avoir donné.

Ensemble, nous avons pu sentir qu’il est  possible et accessible de construire un monde de justice et de solidarité.  Il suffit seulement que chacun ose s’ouvrir un peu à ce que l’autre vit.  

Josiane Reymond  

27 juin 2008

Une fête du tonnerre ! en ce 25 juin 2008 .


alors... alors ...
il y a eu la chorale Karibu et les musiciens rroms,
et les jumeaux dansaient ... habillés comme des princes...
les clowns Tijo et le conteur Mohamed Baouzzi,
les yeux des enfants remplis d' émerveillement,
et leurs copains de classe qui sont venus.
on a mangé du sarmalé, tous ensemble, rroms et gadgé, sur les grandes tables, dehors,

il y avait le "jeu de la louche"

et tous les jeux d' enfants propres à toutes les kermesses.
Des dizaines de moments d' enfants heureux , pour un après-midi , dans ce squat de Montplaisir,
le film de la fête est en préparation ,
et ce site s' ouvre en direct sur la musique de ce jour là.
mp







                                                 ©photos marie-pierre vincent

25 juin 2008

Debout là dedans!!!



Même si l'inquiétude est grande quant à l'expulsion, depuis la mise en place des petits déjeuners au squat de Montplaisir, les enfants sont de nouveau motivés à se lever pour aller à l'école.

Il n'est pas question ici de remplacer les parents, mais bien de motiver les familles. Nombreux sont les parents qui participent au petit déjeuner.

Si les enfants fréquentent irrégulièrement l'école, c'est bien parce que la famille entière est submergée d'emmerdes, et n'imagine même plus s'en sortir un jour. Certains n'ont jamais eu l'esprit tranquille ; peut-être même que personne, parmi leurs parents et grands parents, ne l'a déjà eu, cette possibilité de souffler !

Comment serions nous, nous mêmes dans leur situation, à chaque jour... se demander ce qu'il y aura à manger le soir, s'il sera possible de rester encore un peu dans ce squat, s'il ne serait pas mieux finalement de rentrer en Roumanie auprès de la famille...A partager les toilettes  et le robinet  d'eau avec  plus d'une centaine de personnes....A n'avoir que peu ou pas d'intimité...A souvent être rabaissé, regardé de haut...


Anne-Sara

24 juin 2008

"Marre des squats, nous voulons un hébergement" .




Le réseau de solidarité avait remis il y a quelques jours une lettre au maire de St- Etienne, lui demandant notamment l’ouverture de discussions pour des solutions d’hébergement durables .

Pour appuyer cette demande, pour que les familles ne soient pas expulsées sans solutions d’hébergement alternatives, un rassemblement a eu lieu hier . 

Rroms et non-rroms stéphanois étaient présents . A peu près 200 personnes.
En attendant le compte-rendu écrit de cette manifestation, voici quelques images
©photos marie-pierre vincent






23 juin 2008

pour apporter des solutions humaines aux familles rroms de St-Etienne ...

                                                                         

                                                                       ©photos: mpv

22 juin 2008

Alors que l'expulsion est de nouveau possible...

                                                                      Denis, Julio et Nicu

Au squat de Montplaisir, une salle est réservée aux activités avec les enfants. Chaque mercredi et parfois les week-end, nous mettons en place des jeux, des activités dessin, lecture...

            Grande attention des enfants pour les explications de Joana.

Ce mercredi, Joana est venue animer un atelier "tête à gazon". Tous les enfants de 5 à 13 ans étaient présents. Toutes les têtes sont exposées dans la salle, elles sont arrosées chaque jour, matin et soir, par les enfants dans l'attente d'y voir pousser quelques brins d'herbe. ça pousse doucement ...


                                        Les fameuses têtes.

Nous avons à disposition dans cette salle des livres, des crayons, des jeux, ...que nous avons récupérés ou qui nous ont été donnés.

L'expulsion du squat de Montplaisir étant possible, la salle des enfants et tout ce qu'elle est pour tous ces petits est menacé.

Depuis cette décision du tribunal, les familles stressent encore plus, les enfants également même s'ils ont en eux une force extraordinaire. Comme à chaque fois, la fréquentation scolaire diminue.

Du coup, Nous sommes présentes depuis une semaine chaque matin pour motiver les enfants à aller à l'école.

COMMENT ?

En faisant le tour du squat à 7h30 avec un gros réveil, et en organisant des p'tis dèj ! Avec brossage de dents et toilettes avant de partir pour l'école.

Les parents s'en amusent, et participent.


Ah ! Autre chose ! Un mercredi par mois, après l'activité, nous fêtons les anniversaires du mois... Merci au secours populaire, d'ailleurs, qui nous fournit quelques biscuits et jus de fruits.


Alexandru s'occupe du rangement. Eh oui, comme les autres, il prend soin de sa salle...


S'IL Y A EXPULSION, TOUT CE QUI SE CONSTRUIT JOUR APRÈS JOUR, TOUT CES ESPOIRS QUE NOUS AVONS POUR CES ENFANTS... TOUT SERA ANÉANTI UNE NOUVELLE FOIS. POUR QUOI ? ...

...POUR D'AUTRES SQUATS PLUS INSALUBRES ENCORE...

LES ENFANTS DEVRONT DE NOUVEAU CHANGER D'ÉCOLE, SE RÉADAPTER, ... CHAQUE FAMILLE DEVRA RECHERCHER DE NOUVEAUX MATELAS, UN FRIGO, UNE TABLE... ILS S'INSTALLERONT DANS UN NOUVEAU QUARTIER, DÉRANGERONT OU PAS LEURS VOISINS...ETC...

QUEL PROGRAMME !

                                                  Julio et son grand frère David.

QUEL EST DONC L'INTÉRÊT DE TOUT CELA ?

CERTAINEMENT PAS CELUI DES ENFANTS ! L'UNIQUE SOLUTION SERAIT-ELLE DE CACHER LA MISÈRE POUR LA FAIRE OUBLIER ?

LA RÉALITÉ EST TOUT SIMPLEMENT NIÉE, COMME LE TRAVAIL DES BÉNÉVOLES ET PROFESSIONNELS (ENSEIGNANTS, TRAVAILLEURS SOCIAUX ET MEDICO-SOCIAUX) AUPRÈS DE CES FAMILLES.

MERCI A CEUX QUI PRENNENT DES DÉCISIONS SI ABSURDES, DÉCISIONS QUI SEMBLENT ÊTRE LE FRUIT D'UNE TOTALE MÉCONNAISSANCE DE LA SITUATION, DÉCISIONS GUIDÉES PAR UN SEUL CRITÈRE : L'ARGENT !  (D'ailleurs gaspillé avec une facilité certaine: voir les textes sur les départs ANAEM).

Jusqu'où poussera t-on l'égoïsme ? A quand des réactions ?

Des parents, des enfants, et des motivées à ne pas lâcher les enfants bien sûr !!!

POUR S'OPPOSER A CELA, UN RASSEMBLEMENT EST ORGANISE LUNDI DEVANT L'HÔTEL DE VILLE DE SAINT ETIENNE A PARTIR DE 17H.

Pour finir, une grande vérité! Plus il y aura de monde au rassemblement, plus on aura de chances d'être entendu !

©photos et texte Anne-Sara



    

18 juin 2008

Les enfants de Montplaisir peuvent être expulsés d' un jour à l' autre ...


       Ricardo - juin 2008 à Montplaisir  ©marie-pierre vincent


Le juge de l’exécution vient de rendre sa décision au sujet des familles rroms qui vivent dans l’école de Montplaisir, à St Etienne.
Il autorise l’expulsion immédiatement, sans solution alternative.

Au moins 150 personnes sont concernées dont une quarantaine d’enfants tous scolarisés.

Cette décision fait suite à un commandement à quitter les lieux, délivré aux familles par l’ancien maire, en décembre 2007. Le nouveau maire n’a pas cru devoir l’annuler. Le réseau de solidarité avait saisi le juge de l’exécution. Lors de l’audience, le 19 mai dernier, le réseau avait demandé l’annulation de ce commandement ou sinon un délai d’un an, le temps de trouver une solution alternative. La mairie avait demandé sa confirmation avec un délai jusqu’au 5 juillet.

Les familles rroms peuvent donc à tout moment être jetées à la rue. La décision appartient à la municipalité.

Aussi le réseau de solidarité a remis aujourd’hui une lettre au maire de St Etienne, lui demandant notamment l’ouverture de discussions pour des solutions d’hébergement durables .

Pour appuyer cette demande, pour que les familles ne soient expulsées sans solutions d’hébergement alternatives, un rassemblement aura lieu lundi 23 juin à partir de 17H sur les marches de l’Hôtel de Ville.

Mercredi 25 juin de 16H à 21H les familles rroms organisent une fête là où elles vivent, dans les anciens bâtiments de l’école de Montplaisir, rue de Terrenoire.

La lettre du réseau de solidarité au Maire de St-Etienne

RESEAU DE SOLIDARITE - RROMS
Contact : Marie-Pierre VINCENT
24 - rue des Martyrs de Vingré
42000 SAINT ETIENNE
Tél : 06 87 50 84 42
Ou bien : 04 77 25 11 29

Saint Etienne le 17/06/2008

A l’attention de Monsieur le Maire de Saint Etienne

Monsieur le Maire,

Saisi par le réseau de solidarité avec les rroms, le juge de l’exécution vient de faire connaître sa décision concernant la mise en œuvre du « commandement à quitter les lieux » pris en décembre 2007 par l’ancien maire, contre les familles vivant dans les bâtiments de l’école de Montplaisir. Le juge autorise leur expulsion sans délai et sans aucune solution alternative. En clair ces familles peuvent être jetées à la rue à tout moment.
Suite à l’élection de la nouvelle municipalité, vous n’aviez pas cru devoir annuler ce commandement de quitter les lieux. Le réseau de solidarité avait demandé au juge son annulation ou un délai d’un an le temps de trouver, en concertation avec la municipalité, des solutions d’hébergements viables. Nombre de ces familles ont d’ailleurs été installées dans ces bâtiments de Montplaisir par l’ancienne municipalité, suite à leur expulsion de l’immeuble d’EDF, rue Béraud.

Aujourd’hui, nous souhaitons connaître votre position : allez vous mettre à la rue ces familles en sollicitant le concours des forces de police auprès de Monsieur le Préfet ?
150 personnes sont concernées, dont une quarantaine d’enfants tous scolarisés et qui participent à des activités périscolaires montées en collaboration entre le centre social Espace Loisirs et le réseau de solidarité.

Lors de l’entrevue que nous avait accordé Monsieur le 1er adjoint, le 7 mai dernier, nous avions fait part de nos propositions. Nous pensons qu’il est temps de trouver une solution d’accueil durable et décente pour ces familles. Nous proposons l’aménagement d’hébergements relais avec un accompagnement social. Ces hébergements peuvent être créés dans les locaux vacants sur la ville de St Etienne et sur l’agglomération. Ils permettraient d’accueillir décemment les familles rroms qui viennent ici chercher les moyens de vivre et d’assurer un avenir à leurs enfants, de les aider à construire et à mettre en route des projets de vie. Les règles d’occupation peuvent être définies en concertation avec la municipalité et avec toute autre institution qui serait partie prenante. La gestion quotidienne peut s’appuyer sur le réseau de solidarité.
Nous vous avions proposé d’ouvrir des discussions en ce sens. Discussions qui pourraient associer d’autres partenaires (Saint Etienne Métropole, le Conseil Général, la DDAS, la CAF voire la préfecture).
Nous vous demandons à nouveau d’engager ce processus de travail.
Durant la campagne électorale nous vous avions rencontré et vous vous étiez prononcé pour un tel dialogue débouchant sur des solutions plus durables que l’occupation de squats.
D’ailleurs une quinzaine de municipalités françaises ont déjà imaginé et mis en œuvre des solutions d’hébergement avec un accompagnement social.

Lors de notre rencontre du 7 mai le 1er adjoint nous a informé que votre préférence allait vers les retours « volontaire/humanitaire » organisés par l’ANAEM. Nous savons que ce dispositif n’a rien de volontaire et d’humanitaire.
Les familles s’y plient devant les pressions policières et la distribution massive d’Obligations à Quitter le Territoire Français. Aucun projet n’est construit, et ces familles reviennent au bout de quelque temps. Ces sommes ainsi mises en circulation ne servent à rien et alimentent des réseaux plus ou moins mafieux. En fait « ces retours ANAEM » n’ont qu’un seul but, contribuer à atteindre les quotas d’expulsions d’étrangers décidés par le gouvernement.

Nous souhaitons, Monsieur le Maire, une réponse à ce courrier et renouvelons notre disponibilité pour l’ouverture d’un dialogue en vue de commencer à apporter de vraies solutions humaines pour l’accueil de ces familles.

Pour le réseau de solidarité :

Georges Günther, Adeline Combat, Anne Sara Le Cardiet

PS : Nous vous informons que nous rendons public ce courrier.

 Le réseau de solidarité avec les rroms comprend : ALPHA ; ATD Quart Monde ; ATTAC Loire ; l’association Solidarité Rroms ; le CCFD ; le DAL ; le Secours Catholique ; Tous les chemins mènent aux Roms ; la Ligue des Droits de L’Homme ; la FCPE ; les Réseaux citoyens de St Etienne, des personnes et des familles... 




17 juin 2008

planning pour les jours qui viennent - juin 2008

2 jours de vacances pour Estéra, l' an dernier , à Sanary. Pour la première fois, elle voyait la mer .
©dr

Bonjour à tous,
Dans les semaines à venir nous allons tous être très occupés suite à la décision du tribunal, dans nos relations avec la mairie, la préfecture, l'information... Nous n'avons d'ailleurs pas eu le temps à la réunion hebdomaire d' hier lundi,  de se redire toutes les activités quotidiennes au squat, qu'il faudra continuer de mener de front.

Un petit résumé de ce que l'on a dit et pas dit:

Une lettre au maire va être envoyée dès aujourd'hui, un tract d'information est rédigé,
Mardi 17 soir 18h00, il y a la manifestation concernant la Directive de la Honte place Jean-Jaurès, quelques uns d'entre nous seront présents.
Mercredi 18 à 10h30 au squat, il y a la rencontre avec les travailleurs sociaux et les centres de loisirs pour parler des activités des enfants pendants les vacances et des prestations sociales
Mercredi 18 à 14h00 au squat, fabrication de têtes à gazon et atelier jardinage avec des étudiants en horticulture, puis goûter d'anniversaire (offert par le Secours Populaire) pour les enfants nés en juin.
Jeudi 19 à 17h30, activités pour les enfants avec l'Espace Loisirs de Beaulieu au stade Puillet
Samedi 21 à 9h30 à Lyon, rencontre régionale avec les autres comités de soutien aux Rroms
Samedi 21 à 15h00, les musiciens ont rendez vous au studio de Marie-Pierre Vincent,  pour la Fête de la Musique; nous profiterons de cette occasion pour distribuer des tracts informatifs de leur situation appellant à un rassemblement de soutien
Lundi 23 à partir de 14h00, préparation de banderoles au squat, ( à ce propos si vous avez des vieux draps ou cartons, merci de les faire parvenir)
Lundi 23 à 17h00, Rassemblement devant la mairie pour demander la poursuite des discussions
Mercredi 25, à partir de 16h 00, c'est la fête au squat, elle sera l'occasion d'informer un maximum le voisinage et les "partenaires" ( école, centre de loisirs, travailleurs sociaux...) une invitation a été rédigée, merci de la diffuser largement pour ceux qui le peuvent
Jeudi 26 matin, la Fondation de France vient rencontrer le Réseau suite aux demandes de financement de poste
Jeudi 26 à 14h00 , l'association Actis intervient au squat auprès des femmes avec une traductrice
Jeudi 26 à 17h30,activités sportives pour les enfants au stade
- ... J'en ai peut-être oublié.

Je laisse mon tel. si des personnes souhaitent avoir plus d'informations pour soutenir toutes ces actions
Adeline 06.83.31.94.78.
A bientôt

14 juin 2008

Un jeudi soir au stade...

Les jeudis soirs après l'école, des animateurs de l'espace loisirs sont présents au stade de Montplaisir. Tous les enfants du quartier sont les bienvenus.

Ce jeudi, les animateurs n'étaient pas là, mais Adeline et moi avons tout de même accompagné les enfants du squat de Montplaisir au stade. Avec nous, un papa, qui s'est tout à fait pris au jeu.

Au programme, foot pour les plus grands, jeu de ballon pour les petits, marelle, saute mouton, et puis pour finir, roulades et acrobaties dans l'herbe...



A notre disposition, nous avions seulement 2 ballons...Il ne faut donc pas grand chose pour amuser ses petits et les sortir de ce quotidien plein d'incertitudes et de stress... Il suffit d'être présent à leurs côtés...

Une petite nouvelle était parmi nous...

Nous recherchons toujours des bénévoles, et d'autant plus pour les vacances d'été... Vous êtes donc les bienvenus !

Anne-Sara

10 juin 2008

Une rencontre avec les professionnels de l' enfance

                                                                St-Etienne 2004 ©mpv


mercredi 18 juin 2008
de 10h30 à 12h00
36, rue de Terrenoire à l’atelier des Enfants du squat
à St-Etienne

Cette rencontre à lieu dans la continuité du travail en réseau qui a été amorcé par la réunion du 27 Mars 2008, avec les professionnels de l’enfance.
Depuis cette date, le squat de la rue Jean Allemane a été expulsé. Les familles Rroms se trouvent actuellement rue Roger Salengro. Ceci explique pourquoi nous invitons les travailleurs sociaux du secteur du centre ville.

à l'ordre du jour:

LOISIRS ENFANCE POUR LES VACANCES D’ETE
Activités enfants mise en place par le Réseau et projets pour l’été.
Quelles possibilités d’accueil dans les centres de loisirs ?
Quels types de projets peuvent se construire avec les éducateurs de prévention et de polyvalence ? Chantiers éducatifs, séjours de vacances, fête de quartier…
De quelles aides financières peuvent bénéficier les familles ? Bons C.A.F., aides mensuelles…

PRESTATIONS SOCIALES
Bilan des orientations gouvernementales concernant les aides de la C.A.F.
Quel soutien apporter aux familles qui ne bénéficient d’aucune prestation ?
Existe-t-il d’autres dispositifs que les allocations mensuelles ?


Pour plus renseignements sur cette rencontre, vous pouvez contacter Adeline COMBAT au 06.83.31.94.78. ou par mail adcombat@laposte.net

Sont invités : la présidente de la C.A.F., l’Espace Loisirs de Beaulieu, le Centre Social rue Paul Ronin, les chefs de services et travailleurs sociaux de la Mairie et du Conseil Général, les éducateurs de prévention concernés par la rue Roger Salengro et celle de Terrenoire 

C' est la fête le 25 juin au squat Montplaisir, à partir de 16 heures.

Une fête de plus ou une fête un peu différente ?


                                                                Carnaval 2008 ©aslc


Le mois de juin, c’est autant d’occasions de se retrouver pour clore une année
où des actions se sont mises en route et d' annoncer les perspectives de l' année qui vient.

Les rroms vivent sur notre commune depuis plusieurs années. Avec le réseau de solidarité à leur côté, des choses se sont construites,
malgré l’acharnement des pouvoirs publlcs à ne pas les accueillir, à les décourager à s’installer, à chercher à les expulser….
Malgré tout cela,  des associations sont venues enrichir le réseau,
des  professionnels se sont laissés interpeller pour s’efforcer de leur trouver une place,
de leur rendre leur dignité.
Des actions deviennent pérennes, des perspectives s’ouvrent.

Les rroms et les membres du réseau auront le plaisir de vous accueillir pour partager leur art :
la musique et la danse,
les spécialités culinaires.
En réservant bien évidemment une place particulière aux enfants avec des stands pour jouer,
et puis  la présence du clown Joël, et le conteur Mohamed.

Vous êtes habitants du quartier, vous appartenez à des réseaux qui
soutiennent l’accès aux droits pour tous, vous avez été amenés à
accueillir des enfants, des familles, des personnes rroms dans le
cadre de votre travail….

Nous avons besoin de toutes vos présences pour partager un temps de convivialité, un temps de fête,
un temps pour réfléchir et comprendre ce qu’il est possible de construire ensemble
pour qu’un monde de justice et de solidarité ne soit pas qu’un vain rêve.
Le mois de juin, c’est aussi la fête de la lumière.

Une libre participation aux frais d’organisation vous sera proposée.

9 avril 2008

Une rencontre entre des enseignants, des professionnels de services sociaux et médicaux, autour de l’accueil des enfants rroms et de leurs familles, organisée le 27 mars par le Réseau Solidarité de St-Etienne.


Voici un compte rendu d’une rencontre qui a rassemblé des enseignants, des professionnels de différents services sociaux et médicaux et des bénévoles du réseau de solidarité avec les rroms de St Etienne. Cette rencontre a été organisée par ce réseau de solidarité, autour de l’accueil des enfant rroms (scolarisation, suivi médical, aide aux familles....).
Les réalisations construites pour les enfants et leurs familles, les réponses apportées grâce à l’inventivité et à la ténacité de bénévoles avec la collaboration des familles et leur courage à chercher des solutions dans des situations extrêmement difficiles, les réflexions et les projets en cours, la tenue même d’une telle rencontre (45 personnes présentes) montrent qu’il est parfaitement possible d’accueillir dignement ces familles.
Il y a là une interpellation notamment des collectivités locales (mairie de St Etienne, St Etienne Métropole, le Conseil Général de la Loire) à ce qu’elles engagent réellement une réflexion pour mettre en route des solutions appuyant tout ce travail associatif qui s’effectue, pour l’instant, non seulement sans beaucoup de soutien institutionnel mais surtout malgré l’hostilité des orientations gouvernementales et préfectorales et dans l’indifférence voir la méfiance des collectivités locales.

Georges Günther



                                                                       ateliers enfants © aslc

                                                                

RENCONTRE AVEC DES ENSEIGNANTS, DES TRAVAILLEURS SOCIAUX DU CONSEIL GENERAL, LA PASS, LES CENTRES SOCIAUX, DES ASSISTANTES SOCIALES DE LA MAIRIE...
Le 27 mars 2008 à l’initiative du réseau de solidarité avec les familles rroms de St Etienne

Etaient également présents le représentant des défenseurs des enfants de la Loire, les éducateurs de l’AGASEF. Les enseignants du collège Jean Dasté se sont excusés.
Nous notons le nombre important de participants (45 personnes environ) qui signifie combien cette question de l’accueil des enfants et des familles rroms nous interroge dans sa complexité et nécessite un travail de réseau.

Notre objectif étant d’apporter des informations sur la réalité de ce que vivent ces familles et de connaître comment les choses se passent dans les différents secteurs où elles sont accueillies. L’idée est de pouvoir ensuite construire ensemble des conditions qui permettent une véritable prise en compte des besoins de ces familles.

Nous avons introduit ce temps d’échange par un diaporama réalisé par Marie Pierre VINCENT : "Une histoire des familles roms de Saint-Etienne d’août 2004 à décembre 2006". Il caractérise la façon dont sont traitées ces familles depuis leur arrivée à St ETIENNE il y a plusieurs années. Elles n’ont connues que l’errance, l’insécurité et la précarité de la vie en squat avec des expulsions permanentes, le dénuement matériel total puisqu’il n’y a jamais eu pour elles aucune prise en compte de leurs besoins fondamentaux par une ouverture sur le droit commun.

La Mairie et la Préfecture ont eu une attitude particulièrement mal traitante envers les rroms, le projet étant de les décourager à rester sur notre commune. Ils n’ont pas hésité à couper le chauffage en pleine période hivernale, à les rassembler tous au même endroit, créant ainsi un ghetto, une surpopulation qui mettaient les rroms et les habitants du quartier en risque de construire des relations trop conflictuelles. La préfecture a envoyé massivement les forces de polices porteuses d’obligation à quitter le territoire français (OQTF) ou des agents de l’ANAEM pour des retours « humanitaires » en leur promettant des aides pour construire un projet de vie en ROUMANIE, aides qui n’ont jamais vu le jour.

Ce verrouillage institutionnel se poursuit jusqu’à aujourd’hui, malgré l’entrée en Janvier 2007 de la ROUMANIE dans l’Union Européenne. Devenus citoyens européens, les rroms ont cependant eu accès aux prestations familiales. La CAF de St ETIENNE s’efforçait alors de remplir sa mission de protection des familles. Cette reconnaissance de leur droit a permis à quelques familles de pouvoir intégrer des logements et de s’inscrire ainsi dans des projets pour assurer l’avenir de leurs enfants.

Depuis quelques semaines, les rroms n’ont plus accès à ces prestations. Elles sont soumises à un droit au séjour : il faut que chaque personne ait des revenus suffisants pour vivre et une couverture d’assurance maladie dans leur pays d’origine. Ce qui s’amorçait comme une possible construction de projets de vie par l’accès au logement est ainsi totalement remis en cause aujourd’hui, avec des conséquences en chaîne : pas d’accès au travail notamment...

Ce que le Réseau demande, c’est d’accueillir les familles dans un hébergement digne et durable, où la vie quotidienne peut s’organiser, c’est à dire des logements disposant de sanitaires, d’eau courante, de chauffage, en proposant à chacun un accompagnement social pour cerner le projet de vie et rechercher des solutions d’avenir.
Dans ce but, depuis plusieurs mois, le réseau a tenté de maintenir les discussions amorcées à son initiative avec la Mairie qui s’est toujours désengagée. En Février 2008, la présidente de la CAF, soutenue par le conseil d’administration, au nom de la protection des familles, a demandé par courrier au Préfet l’organisation de rencontres avec la Mairie, le Conseil Général, et le réseau de solidarité pour la mise en route de solutions décentes. Et dès l’élection de la nouvelle municipalité de St ETIENNE, le réseau de solidarité a envoyé un courrier au maire pour demander l’ouverture de discussions très rapidement en vu dégager des solutions d’accueil dignes et durables, la mise ne place d’hébergements relais avec un accompagnement social.

Après ce bref rappel de la situation, nous proposons un tour de table pour connaître les questions qui se posent concernant la scolarisation et la santé des enfants.

Certaines écoles apprécient la régularité de la fréquentation (Beaulieu, Jules Ferry, Ovides) constatent les progrès de certains enfants. Pour d’autres, on note des absences dues aux maladies fréquentes, nous rappelons que depuis janvier, il n’y a pas de chauffage au squat de Montplaisir. Des absences également qui s’expliquent par la crainte des parents de laisser leurs enfants. Certains enfants ne sont plus revenus, ils sont repartis en ROUMANIE avec leurs parents, suite aux menaces d’OQTF.
Une directrice note que malgré la présence régulière des enfants, certains n’ont pas progressé dans l’apprentissage de la langue. Est ce la peur de l’intégration ? Pourquoi investir une langue d’un pays qui ne vous accueille pas ? Un enseignant s’inquiète des grandes difficultés d’apprentissage d’un enfant qui est de plus mis à l’écart du groupe. Adeline connaît cette situation, elle constate cette même difficulté dans le squat.

En règle générale, les enfants et les parents se sont montrés très respectueux du cadre posé par l’école. Malgré tout, il est nécessaire d’échanger, d’avoir un suivi, c’est primordial pour l’organisation.

Il existe régulièrement des problèmes de traduction, de compréhension. Vu l’instabilité de leur vie, il est difficile pour eux comme pour les enseignants, de se projeter dans l’avenir ce qui reste inquiétant pour la bonne poursuite de leur scolarité. Il y a donc beaucoup de freins pour la scolarité malgré le fait que les enfants ont envie d’apprendre et que, de manière générale ils s’efforcent de bien s’intégrer à l’école, même si pour certains c’est difficile.
La question de l’absence des adolescents au collège est inquiétante. Les enseignants sont en lien avec des membres du réseau, ils s’interrogent pour savoir comment mieux accompagner ces jeunes. Pour les plus de 16 ans, rien n’est proposé, comment les éducateurs de l’AGASEF interviennent-ils sur cette question ?

Pour certains enfants, les vaccins sont à jour, pour d’autres, non. Le Dr RIVOLIER de la PASS note que les prescriptions de vaccination en PMI ou au Bureau d’Hygiène n’ont pas abouti. Il a effectué, pour chaque enfant un test tuberculinique, comme il n’y avait aucune suspicion de tuberculose, ils n’ont pas été vaccinés (le BCG n’est plus obligatoire).

De nombreux enfants ont été vaccinés en ROUMANIE, les parents ne sont donc pas inquiets. En principe, quand les enfants arrivent à l’école, en venant d’un autre pays, ils bénéficient, sous quinze jours, d’un bilan médical par la médecine scolaire. Ca n’a pas été le cas pour les enfants rroms.

V. BOURGIN, assistant social à la PASS, explique que ce service dépend du CHU, qu’il a été mis en place suite à la loi contre l’exclusion. Il assure des permanences et propose un dispositif facilitant l’accès aux soins pour des personnes ne bénéficiant pas de l’assurance maladie. La PASS a une mission d’intégration dans le droit commun, elle ne peut pas se substituer à tous les besoins de santé. Pour ce qui concerne le suivi des familles rroms, ce principe de fonctionnement rend les choses un peu compliquées. Ce service est bien repéré par les familles qui ont du mal à se mobiliser pour d’autres structures.

Une directrice s’inquiète de l’absence d’assurance scolaire. Si les enfants se blessent à l’école, ils n’auront aucune prise en charge. La MAE avait accordé la gratuité l’an passé. Cette année, l’assurance pour chaque enfant reviendrait à 9 euros. Il y a 40 enfants scolarisés, le réseau ne peut assumer un tel coût.
Suite à cette interpellation, un membre du réseau va établir la liste des enfants qui n’ont pas d’assurance à la MAE et faire le nécessaire

En ce qui concerne la PMI un médecin remarque qu’il n’y a pas de suivi sur le long court avec les enfants vus en consultation.

Différentes pistes sont évoquées :

-   Que tous puissent identifier les différents correspondants pour chaque école, mis en place par le réseau. Il existe déjà un référent par école pour favoriser le lien parents/école, les inscriptions, les démarches administratives, la préparation du passage en 6ème. Leurs coordonnées peuvent être communiquées à chaque groupe scolaire.
-   Comment faire avancer le problème de cette minorité au niveau européen ? Les rroms sont la plus importante minorité dans Union Européenne. Il y a pour l’instant des recommandations faites à chaque état contre les discriminations et pour l’accès aux droits fondamentaux. Mais cela ne débouche pas aujourd’hui sur des actions concrètes
-   Peut on, en tant que professionnels interpellés dans nos missions par cette réalité, demander une rencontre à la Municipalité ? Les avis sont partagés. Un enseignant fait remarquer qu’ils ont une obligation de suivi des élèves dans leur apprentissage. Cela s’appuie sur un programme européen, des fonds ont d’ailleurs été débloqués. D’autres remarquent qu’une telle démarche de professionnels aurait du poids si elle était cautionnée par les hiérarchies. Quelqu’un fait remarquer que la direction de la DDAS a été interpellée par écrit par le réseau de solidarité sans aucune réponse (idem pour les syndicats de la Mairie). Ne faut il pas que les professionnels interpellent leurs institutions au nom de leur mission de service public ?
-   Il est proposé des rencontres ciblées sur des thèmes, l’école, la santé, pour chaque famille..., ou par secteur géographique, pour aborder les problèmes de façon plus précise.

Face à ces différents constats, comment peut on construire ensembles pour amorcer des solutions pour faire avancer la question du logement, de la scolarité, de la santé ? La grande question étant la stabilité de vie. Il est nécessaire d’agir solidairement pour faire avancer la situation. Il nous faut sortir du strict périmètre professionnel, pour faire pression. Les lois se durcissent.

On peut s’appuyer pour agir sur ce qui existe aujourd’hui, obtenir des informations par :
-   le site du Portail pour l’accès aux droits sociaux
-   le site des réseaux citoyens de St Etienne-http://www.réseauxcitoyens-st-etienne.org
-   le blog "Solidarité Rroms" Le réseau de solidarité a également mis en place une liste de diffusion interactive à laquelle on peut s’abonner en envoyant un mail de demande à : contact@droits-sociaux.fr

Merci à tous ceux qui ont su se rendre disponibles pour partager les expériences, réflexions, interrogations.

Le réseau de Solidarité avec les familles rroms
(compte rendu écrit par Josiane Reymond)

6 avril 2008

CAF et prestations sur St-Etienne

                                                   Manu ©mpv

Bonjour,

Je suis Adeline Combat, je fais partie du Réseau Solidarité Rroms de St-Etienne.
Je vous donne quelques infos générales car je ne sais pas si vous connaissez bien la situation dans notre département à propos des prestations familiales  versées par la CAF.
Les familles Rroms bénéficient des allocations familiales depuis janvier 2007, pour les premiers. Certains autres bénéficient de l'allocation parent isolé et d'autres de l'allocation adulte handicapée.
6 familles ont pu sortir des squats vers des appartements ( propriétaires privés pour l'instant, des démarches sont en cours chez les bailleurs publics)  avec ou sans enfants, grâce aux allocations logement .
Nous sommes en bon contact avec la présidente de la CAF qui a recemment écrit au préfet pour demander des solutions pour ces familles.

Concernant l'enfance, nous avons organisé la semaine dernière une rencontre avec les professionnels en vue d'un travail en réseau de meilleure qualité pour les familles.
J'en viens à présent à ce qui nous préoccupe. Nous avons rencontré une médiatrice de la CAF qui nous a informé, par oral, que les prestations ne seraient à présent accordées, pour les nouveaux arrivants Rroms, qu'aux personnes ayant un titre de séjour.
Un refus est déjà venu, s'appuyant sur la directive communautaire du 29 avril 2004 numéro 2004/38.

Hier, une assisante sociale qui a contacté la CAF par téléphone, dans le cadre du suivi d'une famille rrom, a appris que les prestations ne seraient peut-être plus versées aux anciens bénéficiaires, dès le mois de mai ?.

Alerte !  si une telle chose est possible!!

Nous avons repris contact avec la CAF , mais en vain, nous poursuivons.
Le représentant du défenseur des enfants est informé de cette situation incertaine.

1 avril 2008

Ah ! avoir un appart...ça change la vie !

Aujourd'hui, à midi, je suis passée chez Félicia. Elle a un logement depuis 1 mois environ.

Quand je suis arrivée, elle était aux fourneaux. Les enfants eux étaient à table ; ils arrivaient juste de l'école. Biensûr, ils m'ont invité à manger avec eux.

Dans l'entrée, des photos du carnaval organisé à Montplaisir. L'appart est bien propre, bien rangé. Ionut, lui se sâlit toujours autant. Par la fenêtre, Félicia me montre son linge qui sèche dans la cour....

Une vraie p'tite famille, bien installée, et qui semble heureuse...une scène qu'on aurait jamais imaginée quand ils vivaient au squatte de Montplaisir.

ÇA FAIT PLAISIR !

28 mars 2008

Informations sur les enfants rroms vivant à Saint-Etienne

                                                                                                David et Manu ©mpv

Le réseau de solidarité a organisé une rencontre avec les enseignants et les travailleurs médicaux et sociaux. Ceci, dans le but de connaître mutuellement les difficultés à travailler ensemble et d’organiser un travail en réseau.
Pour préparer cette rencontre, je me suis amusée à faire le calcul des enfants présents dans les différents squats de St Etienne, des familles qui ont quitté le squat vers des appartements, lister nos actions en faveur de la scolarité et de la santé des enfants.
J’ai pensé que cela pourrait intéresser les visiteurs de ce blog.

               Quand les enfants rroms dessinent des voitures de police ... ©mpv

NOMBRE D'ENFANTS ET CONDITIONS DE LOGEMENT

 A ce jour, mais c’est assez fluctuant, il y a 68 enfants, de 0 à 16 ans à St Etienne dans 4 squats.
- Montplaisir  (eau froide, électricité partielle), 40 enfants dans 11 pièces (salles de classe ou réserves), 16 familles
- Centre deux  (pas d’eau, pas d’électricité), 19 enfants dans 6 pièces, une femme enceinte, 6 familles
- Montat (pas d’eau), 2 enfants, une famille
- Terrasse (pas d’eau, pas d’électricité), 7 enfants, 2 familles

 Un exemple d’une famille que je connais bien:
8 personnes  vivent dans le tiers d’une ancienne salle de classe, séparée par des tissus (environ 10 mètres carrés) les parents, les quatre enfants de 7, 9, 11 et 13 ans, la grand-mère et un cousin. Juste la place pour les lits, la table et la cuisinière…

                                      Mimi, dans l' ancien squat de la rue Perret ©mpv

 La bonne nouvelle, il y  a quand même ... !
7 familles dont 21 enfants qui ont réussi à quitter les squats, vers des logements (actuellement vers des propriétaires privés qui acceptent de louer à des personnes qui règlent le loyer avec l’allocation logement, si vous en connaissez, faites nous signe…merci !).
Ce travail d’accès au logement est le fruit d’un travail bénévole déterminé et persévérant.
Des liens avec quelques assistantes sociales commencent à se créer. Leur action est à mon sens encore bien timide.

ECOLE

Tous les enfants sont inscrits à l’école et bénéficient d’un enseignement spécifique du français, pour les nouveaux arrivants.
42 enfants, fréquentent actuellement cinq écoles primaires et maternelles : Terrasse, Jules Ferry, Ovides, Beaulieu et Monchovet.
Beaucoup d’enfants inscrits en septembre ne sont plus là, principalement à cause des départs organisés par l’A.N.A.E.M, et  de la pression des « obligations à quitter le territoire français » ( OQTF)
Les actions du réseau en vue d’inciter à une fréquentation régulière sont nombreuses:
- Organisation d’activités extrascolaires à l’espace loisir du centre social de Beaulieu
- Encouragement à l’apprentissage du français par des ateliers tous les mercredis après midi, au travers des lectures ou de jeux éducatifs, avec la participation des parents
- Lien direct avec les écoles …

Regardez les photos et, si le cœur vous dit de venir nous rejoindre, vous êtes bienvenus !

10 enfants se rendent au collège. Le réseau est en contact avec ces établissements et enseignants, mais l’assiduité scolaire est un véritable souci.
Les enfants fréquentent essentiellement les cours de Français spécifiques, mis en place pour eux. Les cours en classe entière leur sont difficiles. Ceci est peut-être du à une différence de niveau scolaire, à la non maîtrise de la langue, aux moqueries à leur égard…
Comment ensemble pouvons nous les inciter à participer davantage, à s’ouvrir à d’autres horizons que celui du squat, bien triste et disons le, enfermant ?

 SANTE
Concernant l’accès au soin, le service de la P.A.S.S. de l’hôpital Bellevue est très présent. Il assure les soins pour les personnes qui n’ont pas de couverture sociale en matière de santé et les accompagne vers l’ouverture de droit.
Une question que redoutent tous les directeurs d’école : « Où en sont les enfants avec leurs vaccinations ? »
Certes ils ne sont pas encore tous à jour, mais là plupart le sont ou c’est en cours.
C’est une question récurrente. Pourquoi les professionnels se retournent systématiquement vers les bénévoles ? Je me demande pourquoi la médecine scolaire n’agit pas davantage en prévention auprès de ces familles plutôt que de les montrer du doigt ?

 
FEMMES ET PETITES ENFANCES
Il y a plus de 10 enfants de moins de trois ans. Une femme enceinte qui arrive à terme et peut-être d’autres que l’on ne connaît pas. La P.M.I. connaît déjà plusieurs situations.
Les bénévoles ont déjà accompagné plusieurs femmes au planning familial. A présent elles s’accompagnent entre elles. Une rencontre sur la contraception est en train de se mettre en place. 
L’objectif, derrière la plupart de nos actions, est bien sur la sortie du squat d’un maximum de familles.
Cela reste actuellement possible par l’intermédiaire des aides aux logements et des prestations familiales, bien qu’une récente directive de la C.A.F, à clarifier, risque de venir faire frein.
L’obtention d’une autorisation de travail est donc la clef pour les familles. Mais pas si simple quand on vient d’un autre pays !

 Les échanges de points de vue, de regards, les idées nouvelles aident à faire avancer la réflexion, alors n’hésitez pas à laisser un commentaire, Merci !    
Adeline

12 mars 2008

Rencontre autour de "l'enfance rrom à Saint-Etienne" le 27 mars à 12h15- Espace Loisirs de Beaulieu-bd. de la Palle-face au C.H.P.L. Saint-Etienne

Montplaisir-St-Etienne ©mpv 

Plus de 60 enfants et adolescents Rroms de Roumanie vivent en squats dans des conditions matérielles déplorables.

Les familles vivent dans quelques mètres carrés, sans chauffage, avec de l’électricité intermittente, sans eau chaude, à aller chercher l’eau dans le bâtiment ou à la fontaine publique avec des bidons… Tout cela pour faire la toilette, la lessive, le ménage, manger … 

Nous sommes quelques bénévoles (travailleurs sociaux et autres personnes…) à être présents, chaque jour auprès de ces familles, pour faire évoluer favorablement cette situation.

Nos actions envers l’enfance sont nombreuses, (recherche de logements en vue d’une vie plus décente, lien avec les écoles et les enseignants, accompagnements médicaux, mise en place de loisirs, de soutien scolaire…) mais nous sommes convaincus qu’elles seraient plus efficaces, si davantage de professionnels de l’enfance se joignaient à nous dans le cadre de leurs fonctions ou bénévolement. 

Nous vous proposons une première rencontre ciblée sur l’enfance et l’adolescence :

Les objectifs de cette réunion entre bénévoles, enseignants, professionnels médico-sociaux et représentants des familles sont :

 

·        Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la situation des familles Rroms, une brève présentation de leurs statuts, des conditions de vie, des principales difficultés

 

·        De pointer ensemble les urgences et organiser les accompagnements médico-sociaux et scolaires à poursuivre où mettre en place en fonction des missions de chacun

 

·        De définir des objectifs en commun, pour accompagner à plus long terme les projets des familles

 

Les invités sont :

Le représentant du défenseur des enfants de la Loire, les enseignants primaires et collèges, les travailleurs sociaux du Service Social Départemental et de la mairie, la Protection Maternelles et Infantiles et le service de la P.A.S.S., la prévention spécialisée et la veille sociale, les centres sociaux et amicales laïques des secteurs actuellement concernés.

Possibilité de déjeuner sur place

Contacts : Anne Sara Le Cardiet 06.82.31.24.86 ou Adeline Combat 06.83.31.94.78

                             de déménagements en déménagements ... Montplaisir ©mpv

23 février 2008

Mais que fait "le Réseau de Solidarité aux familles rroms" de St-Etienne ?

Ce blog a pour but de montrer ce que fait le Réseau de Solidarité aux familles rroms de Saint Etienne, comment s'est organisée depuis plusieurs années la solidarité.

L'intérêt est de donner une VRAIE information sur ce qui se passe pour ces familles à Saint Etienne.

Peut-être qu'en montrant ce que sont concrètement les actions du" réseau" auprès de ces familles, nous pourrons faire réaliser à ceux qui voudront bien l'entendre, que l'accompagnement de ces familles est nécessaire, et même URGENT, et qu'il n'est pas normal qu'il relève essentiellement du comité de soutien !

Mais que fait le Réseau de Solidarité ?


  • Réponse d'urgence au niveau alimentaire, au niveau de la santé, au niveau du matériel ...

  • Lien avec les administrations (école, Permanence d'Accès aux Soins, Caisse d'Allocation Familiale,  mairie, ...).

  • Accompagnement dans la recherche d'emploi, la recherche de logement, l'installation et la vie dans un logement ...

  • Réunions d'organisation avec les familles et des membres des différentes associations engagées auprès de ces familles (ATD, La Ligue des Droits de l'Homme, Secours populaire, Secours Catholique, MRAP ...).

  • Combat vers l'accès et le maintien de droits (recours au tribunal administratif contre les Obligations de Quitter le Territoire Français, reconnaissance de citoyen européen, accès aux soins, accès à l'emploi et au logement ...). Pour cela, sont régulièrement organisés des rassemblements, des actions d'informations des Stéphanois, des rencontres (ou du moins des demandes de rencontres) avec les autorités dont nous souhaiterions éveiller l'intérêt pour ces familles, des soirées informations-débat, ...).

  • Mise en place d'actions pour "sortir du squatt" :  *organisation de loisirs pour les enfants : lien avec les centres sociaux de quartier, activités dans les squatts, sorties sportives (piscines), ou culturelles (spectacles gratuits).                                                                          *mais aussi pour les familles (sorties à la campagne, fête de Noël).                                                                       *cours de français pour les adultes.

  • Médiation entre les familles parfois, lorsque trop de tensions se font sentir entre les habitants d'un squatt.