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Solidarité Rroms Saint-Etienne

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21 mai 2008

Le Conseil d' Etat annule en partie la circulaire sur les Roumains et les Bulgares.

un article du Monde d'aujourd'hui, que nous reprenons dans sa totalité.
puisse cette décision alléger OQTF et autres brimades !
mp

"Saisi de recours déposés par la Ligue des droits de l'homme, la Cimade, le Gisti d'une part, et SOS-Racisme d'autre part, le Conseil d'Etat a pour partie annulé, lundi 19 mai, la circulaire sur les "modalités d'admission au séjour et d'éloignement des Roumains et des Bulgares", qu'avait adressé aux préfets le 22 décembre 2006 le ministre de l'intérieur d'alors, Nicolas Sarkozy, à la veille de l'entrée dans l'Union européenne de ces ressortissants.*

Les associations avaient saisi le Conseil d'Etat car elles estimaient que ce texte "niait le droit à la libre circulation" de ces nouveaux entrants dans l'Union et qu'il était à ce titre discriminatoire à leur égard. Or, dans sa décision, le Conseil d'Etat rappelle en substance que, bien que soumis à des dispositions particulières en matière de travail, les Roumains et les Bulgares n'en sont pas moins des citoyens européens à part entière, bénéficiant comme tout autre de la liberté de circulation.

Le ministre de l'intérieur ne pouvait dès lors, a jugé le Conseil d'Etat, opposer aucune condition à leur court séjour (moins de trois mois) qui entrave leur droit à circuler, en invoquant "une charge déraisonnable pour le système d'assurance sociale français".

Le droit de circuler et de séjourner librement plus de trois mois en France comme dans tout autre Etat membre est, lui, soumis à des conditions : le citoyen européen ne doit notamment pas constituer une menace pour l'ordre public et doit disposer de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assurance sociale, ainsi que d'une assurance-maladie.

"CHARGE DÉRAISONNABLE"
Cependant, même pour ces séjours de plus de trois mois, "en fixant le niveau de ressources par référence au montant du revenu minimum d'insertion ou de l'allocation de solidarité aux personnes âgées, la circulaire a édicté des conditions qui n'étaient prévues ni par la loi ni par décret", a constaté le Conseil d'Etat, qui a dès lors annulé ces dispositions du texte attaqué.

En d'autres termes, si rien n'interdit la France comme tout Etat membre de faire une évaluation de ce qui constitue une "charge déraisonnable", il ne peut déterminer un seuil de ressources requises par le biais d'une simple circulaire.
De la même façon, le Conseil d'Etat a annulé la disposition de la circulaire prévoyant que les Roumains et les Bulgares puissent faire l'objet d'une obligation à quitter le territoire lorsqu'ils constituent une charge déraisonnable pour le système social français, car cette condition n'avait jamais été prévue par la loi. "
Laetitia Van Eeckhout


                                   Départs ANAEM, St-Etienne au petit matin ©mpv

1 mai 2008

TRAITEMENT JUDICIAIRE DES «O.Q.T.F.» DE SAINT ETIENNE © Marcel Jozeau (mai 2008)

          
Il s’agit des OQTF, (ordre de quitter le territoire français) assignés par le préfet à des  personnes rroms roumaines. Les familles sollicitent notre aide dans l’organisation de recours contentieux à déposer au tribunal administratif de Lyon.
             
 TRAVAIL DE TERRAIN, DANS SON CONTEXTE LEGISLATIF

A / DEMARCHES PRATIQUES
Recueillir les éléments administratifs constitutifs du recours, les rédiger.
Remplir le dossier d’aide juridictionnelle.
Porter ce dossier au TA de Lyon pour recueillir le tampon de dépôt sur un double.
Remettre un double de ce dossier (faisant foi du dépôt de ce recours) à la personne concernée, qui est ainsi mise à l’abri d’une expulsion en attente du jugement.
Expédier le dossier à l’avocat de la région parisienne qui formule le recours.
Rester en relation avec l’avocat et la personne concernée, pour informations et pièces complémentaires.
Accompagnement au TA de Lyon le jour du jugement et rencontre de l’avocat.
Rencontres ponctuelles avec la  police,
Rencontres avec la CIMADE,
Aller voir les détenus à St-Exupéry
Et ... interventions lorsqu’il s’avère nécessaire d’expliquer notamment que le dépôt de l’aide juridictionnelle revêtue du tampon du tribunal administratif est suspensif de l’expulsion ou de verser un complément de pièces au dossier.
Classer, mettre à jour, archiver les dossiers, assurer une permanence de conseil auprès des personnes accompagnées ainsi qu’un suivi entre avocats et personnes concernées.

B / BILAN ACTUEL DES OQTF CONFIEES ET INFORMATIONS SUR LE CONTEXTE
A ce jour, sur 22 dossiers OQTF traités par nos soins, nous avons seulement trois décisions définitives du tribunal. Ces trois décisions favorables aux personnes rroms roumaines, ont débouté le préfet des ordres à quitter le territoire français .Les tribunaux français déboutent ainsi actuellement de plus en plus d’OQTF.
à souligner !!
Ces décisions d’annulation d’expulsions ont évité que la France n’effectue des dépenses importantes consécutives à ces expulsions par avion, en pays étranger, des personnes concernées. De surcroît il s’agit de dépenses  inutiles, puisque ces populations, discriminées dans leurs pays, reviennent en France peu de temps après. Nous l’avons constaté en les voyant revenir (ici ou ailleurs) pratiquement tous.
Sur le même thème, le Conseil d'Etat vient d’être saisi officiellement au sujet de circulaires françaises discriminatives au regard des droits de l'homme et du droit européen.
Cette attaque directe est faite par un éminent juriste, commissaire du gouvernement, magistrat chargé de dire le droit au conseil d'état...
 

EN ATTENDANT LA FIN DE CES MESURES « DITES TRANSITOIRES JUSQU’EN 2012»

…La libre circulation en France des roumains et bulgares pourrait devenir véritable!
peut – être, bientôt, n'auront t' ils plus à justifier de ne pas être à la charge de l'état français!
 Il resterait (entre autre), à faire tomber un certains nombres de barrages législatifs insensés au regard de l'emploi, puisqu'en France, dans plusieurs branches, les employeurs recherchent vainement à embaucher...
 Plusieurs associations interviennent pour l’abolition de ces lois discriminatives vis-à-vis d’étrangers déjà rejetés de leurs pays...


C/  REQUETE EN ANNULATION D’UNE CIRCULAIRE SARKOZY
EXTRAIT D’UN ARTICLE RECENT DU JOURNAL « LE MONDE »:
Annulation partielle d'une circulaire sur les Roumains et Bulgares requise au Conseil d'Etat 18.04.08

"Le commissaire du gouvernement, magistrat chargé de dire le droit au Conseil d'Etat, a requis vendredi l'annulation partielle d'une circulaire du ministre de l'Intérieur du 22 décembre 2006 sur les modalités d'admission au séjour et d'éloignement des Roumains et des Bulgares.
Plusieurs associations de défense des droits des étrangers, dont SOS Racisme et la Ligue des droits de l'Homme, avaient déposé un recours, estimant que la circulaire "niait le droit à la libre circulation" de ces nouveaux entrants dans l'Union européenne.

Vendredi, le commissaire du gouvernement Frédéric Lenica a fait droit à plusieurs de leurs griefs.
Il a notamment jugé que le ministre de l'Intérieur de l'époque Nicolas Sarkozy n'avait pas le droit de conditionner le "court séjour" (moins de trois mois) des Roumains et Bulgares au fait que ces derniers ne constituent pas « une charge déraisonnable" pour le système français d'assurance sociale.

M. Sarkozy, a dit le commissaire du gouvernement, "s'est livré à un exercice périlleux" avec cette circulaire intégrant des dispositions d'une nouvelle directive européenne, alors même que celle-ci n'avait pas encore été transposée en droit français.
Dans le décret de transposition du 21 mars 2007, également objet d'un recours de SOS Racisme, M. Lenica a souhaité que soit invalidée l'obligation faite au conjoint non
européen d'un ressortissant de l'UE de demander un titre de séjour dans un délai de deux mois après l'arrivée en France, au lieu de trois mois comme le prévoit le droit
français.
"Cette réduction d'un tiers du délai ne trouve aucun appui" dans la loi, a-t-il estimé.
Le Conseil d'Etat rendra sa décision dans plusieurs semaines.
Avec la circulaire du 22 décembre 2006, M. Sarkozy entendait "informer simplement les préfets sur l'incidence de l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'UE effective le 1er janvier 2007", selon le ministère de l'Intérieur.

D'après SOS Racisme, les préfets étaient "incités à une chasse aux ressortissants roumains et bulgares en vue de leur éloignement forcé".
En fin de journée, l'association s'est félicitée dans un communiqué des conclusions du commissaire du gouvernement, estimant qu'il avait "reconnu l'illégalité de la circulaire (...) discriminatoire à l'égard des Roumains et des Bulgares".