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Solidarité Rroms Saint-Etienne

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30 mai 2008

Un patron qui embauche !

            (de gauche à droite) Marcel Jozeau, Danut Covaci, Franck Escorbia ©mpv

C'était la fête en ce samedi 24 mai.
Danut avait décidé de fêter avec quelques amis son année de travail chez Frank Escorbia, son "patron", chef d'entreprise à St-Maurice-en-Gourgois.
Entre grillades préparées dans le jardin et diverses gâteries culinaires dont Florence Escorbia  avait décidé de nous régaler, Frank Escorbia nous expliquait :
« Maintenant, quand je pars en congés, je confie le fonctionnement de mes chantiers à Danut. J'ai déjà augmenté son salaire, car il le mérite. Il y a entre nous une bonne entente et beaucoup de confiance. »
Le Réseau Solidarité Rroms ne cachait pas sa satisfaction en partageant la joie de cette famille rrom roumaine dont le père travaille désormais avec un contrat à durée indéterminée et bénéficie de ce fait pour sa famille d'un titre de séjour en France renouvelable.
Les filles de Danut, Mona et Ela, sont toutes deux scolarisées;
au collège de St-Bonnet-le-Chateau, pour la plus grande .

Puissent d'autres entreprises recevoir le message !


24 mai 2008

et hop ! une petite image en ce samedi 24 mai ...



"Les frères" . Ils sont repartis en Roumanie il y a quelque temps . Allers-Retours. Une histoire qui se répète inlassablement. ©mpv

21 mai 2008

Le Conseil d' Etat annule en partie la circulaire sur les Roumains et les Bulgares.

un article du Monde d'aujourd'hui, que nous reprenons dans sa totalité.
puisse cette décision alléger OQTF et autres brimades !
mp

"Saisi de recours déposés par la Ligue des droits de l'homme, la Cimade, le Gisti d'une part, et SOS-Racisme d'autre part, le Conseil d'Etat a pour partie annulé, lundi 19 mai, la circulaire sur les "modalités d'admission au séjour et d'éloignement des Roumains et des Bulgares", qu'avait adressé aux préfets le 22 décembre 2006 le ministre de l'intérieur d'alors, Nicolas Sarkozy, à la veille de l'entrée dans l'Union européenne de ces ressortissants.*

Les associations avaient saisi le Conseil d'Etat car elles estimaient que ce texte "niait le droit à la libre circulation" de ces nouveaux entrants dans l'Union et qu'il était à ce titre discriminatoire à leur égard. Or, dans sa décision, le Conseil d'Etat rappelle en substance que, bien que soumis à des dispositions particulières en matière de travail, les Roumains et les Bulgares n'en sont pas moins des citoyens européens à part entière, bénéficiant comme tout autre de la liberté de circulation.

Le ministre de l'intérieur ne pouvait dès lors, a jugé le Conseil d'Etat, opposer aucune condition à leur court séjour (moins de trois mois) qui entrave leur droit à circuler, en invoquant "une charge déraisonnable pour le système d'assurance sociale français".

Le droit de circuler et de séjourner librement plus de trois mois en France comme dans tout autre Etat membre est, lui, soumis à des conditions : le citoyen européen ne doit notamment pas constituer une menace pour l'ordre public et doit disposer de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assurance sociale, ainsi que d'une assurance-maladie.

"CHARGE DÉRAISONNABLE"
Cependant, même pour ces séjours de plus de trois mois, "en fixant le niveau de ressources par référence au montant du revenu minimum d'insertion ou de l'allocation de solidarité aux personnes âgées, la circulaire a édicté des conditions qui n'étaient prévues ni par la loi ni par décret", a constaté le Conseil d'Etat, qui a dès lors annulé ces dispositions du texte attaqué.

En d'autres termes, si rien n'interdit la France comme tout Etat membre de faire une évaluation de ce qui constitue une "charge déraisonnable", il ne peut déterminer un seuil de ressources requises par le biais d'une simple circulaire.
De la même façon, le Conseil d'Etat a annulé la disposition de la circulaire prévoyant que les Roumains et les Bulgares puissent faire l'objet d'une obligation à quitter le territoire lorsqu'ils constituent une charge déraisonnable pour le système social français, car cette condition n'avait jamais été prévue par la loi. "
Laetitia Van Eeckhout


                                   Départs ANAEM, St-Etienne au petit matin ©mpv

6 mai 2008

Apprendre la langue romani aux gadjé, c’est possible !

C' est une belle histoire... Dans la région nantaise, à l'initiative de Michel Rousseau, 
des rroms sont devenus "professeurs" et apprennent la langue romani
( ou tsigane , employer le terme qu'il vous plaira ...) aux gadjé français.

Depuis des années, Michel Rousseau intervenait auprès de la communauté tsigane de la région nantaise. Il retranscrivait en roumain les propos que le pasteur chargé de ces âmes lui transmettait en français. Autodidacte, ce chaudronnier aux chantiers de construction navale de Nantes, puis dans différentes entreprises de la cité océane et lyonnaise, avait appris cette langue.
La rédaction du livre qu’il prépare sur la Roumanie et auquel il réserve un chapitre sur les Tsiganes, lui a fait franchir le pas en septembre dernier. Lors d’une réunion de l’association à laquelle il appartient et qui s’occupe activement de la communauté rrom, il a émis à brûle pourpoint l’idée d’apprendre le tsigane. Son intention première était seulement d’assimiler quelques mots, histoire "d’ouvrir les portes". Une poignée de volontaires s'est joint à lui, à sa grande surprise. Les premiers élèves se sont retrouvés à huit, coincés dans une caravane exiguë. Monalisa, la fille de Sorin qui s’était proposée pour assurer les cours, avait salué leur arrivée d’un solennel «Monsieur le Professeur vous attend». Adultes et enfants de la communauté s’étaient groupés pour réserver un accueil chaleureux à ces "Gadjé" qui manifestent tant d’intérêt à leur égard.
De nouveaux candidats ayant manifesté l’intention de se joindre au groupe, le problème de la place s’est vite posé. La caravane n’étant pas extensible et les élèves ayant du mal à prendre des notes. Michel, jamais à court d’idées, a trouvé la solution : il envoie les cours par e-mail.
Le nombre d'élèves a d’ailleurs sérieusement augmenté puisqu’ils sont près de 30 maintenant. Une ouverture qui fait plaisir au nantais, lequel se propose d’envoyer gratuitement les cours à tous ceux qui s'intéressent à la langue tsigane.
(Faire la demande à rumic@hotmail.fr).
Les Tsiganes saluent désormais leurs élèves gadjé en ajoutant «mbro pral» (mon frère) à leur formule de politesse traditionnelle «as¸es devlea» (Dieu marche avec toi). A la veille du nouvel an, tous se sont séparés en se saluant par un sonore «mai la s¸io kio ba˘s¸» (Bonne année).

Sorin et Monalisa, professeurs de langue romani dans la région nantaise ©droits réservés

Monalisa, 13 ans, déléguée de classe chez les Gadjé.

Quand son père n’est pas là, c’est Monalisa, 13 ans, qui assure l’intérim. Elle y met tant de cœur que ses élèves se sentent obligés de faire des progrès. La fillette est arrivée en 2003 en France avec ses parents. Elle ne parlait pas un mot de français. En Roumanie, elle avait été "remisée" au fond de la classe.
En France, elle a suivi une scolarité normale, passant du primaire au collège. Aujourd’hui elle est en 5ème et apprend l’anglais, sa quatrième langue avec le tsigane, le roumain et le français. Sans compter le turc et l’hindi, proches de sa langue maternelle qu’elle arrive à suivre dans les films qui passent sur les chaînes satellites de la télé.
Les professeurs de Monalisa ne tarissent pas d’éloges sur les qualités de leur petite élève, saluant sa grande ouverture d’esprit. D’ailleurs ses camarades de classe, filles et garçons français confondus, l’ont élue déléguée de classe à la rentrée dernière !
Une grande fierté de ses parents qui espèrent pour leurs enfants une destinée meilleure que la leur. Un exemple aussi pour toute la jeune génération tsigane, invitée à mener un parcours aussi courageux et à s’investir de plus en plus pour gagner sa reconnaissance dans l’Europe.


note de la rédaction :
à propos de la langue romani, un excellent livre de "fonds" et de référence:

Parlons tsigane

par Vania de Gila-Kochanowski

chez l' Harmattan

Une bonne première approche de la langue romani, mais aussi de l'histoire et de la culture du peuple tsigane.


"Une description de la romani (la langue tsigane) par un Tsigane qui a appris dès son enfance, comme le font tous les enfants du monde, sa langue, sa culture et son histoire ! Qu'est-ce que la romani ? C'est une descendante directe du sanskrit, comme ses langues sœurs indo-aryennes, en particulier le rajasthani et le hindi, qui partagent avec elle sa morphologie. Mais depuis la diaspora des locuteurs, la romani s'est débarassée de toutes les complications inhérentes aux langues écrites pour aboutir à une simplicité, à une rigueur et à une logique peu commune. En comparant la romani avec les langues indo-aryennes modernes, l'auteur cherche à déterminer d'une manière précise l'habitat original des Tsiganes en Inde et, l'anthropologie, l'ethnologie et les archives aidant, leur caste originelle, les dates et les causes de leurs exodes."

5 mai 2008

à Lyon, une exposition photographique de Louis Saadi-Freixas

                                                               ©Louis Saadi-Freixas


C’EST AINSI QUE LES ROMS VIVENT

Dans l’instantané d’un cliché, j’ai figé des regards, des rires et des humanités, étrangement insouciantes, en apparence.
Au milieu des immondices et des baraques de mauvaises fortunes, j’ai scruté à travers un appareil photo la vie des Roms.
Venus d’ailleurs pour moins de discriminations, pour moins de pauvreté.
Ils ont parfois pu trouver ici plus de compassions, parfois une école, pour certain un toit et un emploi. Pour les autres, rien n’a changé avec moins d’espoir peut-être. Ils occupent terrains et entrepôts, immeubles à l’abandon.

Je les ai connus un matin en hiver 2006, une main rieuse et enfantine prenant la mienne pour me mener au cœur du bidonville. J’y ai vu ce peuple Rom venant de Roumanie et espérant en la France un sort meilleur que leur pays se refuse à leur accorder.
Mais au pays des Lumières, ce peuple demeure toujours dans la pénombre des bidonvilles.
Victimes chez eux de réflexes identitaires, ils drainent jusque chez nous ce destin qui les condamne à la misère. C’est l’histoire sans âge d’un peuple maudit que les temps modernes ont laissé dans l’ornière.
Au-delà des considérations de politiques étrangères, des contingences administratives, au-delà de la délinquance, de la mendicité et autres prétextes convenus, il s’agit bel et bien d’être humains et de leurs droits bafoués. Depuis janvier 2007, il s’agit aussi de ressortissants de l’Union Européenne.
Associations, bénévoles, parfois institutions ont pris la mesure de cette tragédie ordinaire et résistent en interpellant les autorités publiques et en palliant au plus pressé notamment en matière sanitaire et scolaire.
Par ce témoignage photographique je veux donner à voir et permettre  un autre regard.
A vous de voir maintenant…

Louis Saadi-Freixas                           
louis690@aol.com

le site :pour voir des images, cliquer sur le lien ci-dessous:

http://saadi-freixas.myjalbum.net/FLAT’art/C’EST%20AINSI%20QUE%20LES%20ROMS%20VIVENT/


Du 13 au 30 mai 2008
De 14h à 18h
Du lundi au vendredi

VERNISSAGE ET DEBAT
LE MARDI 13 MAI A 18H30
Maison des Passages
44, rue Saint Georges
69005 Lyon
tél. 04.78.42.19.04
maisondespassages@orange.fr
www.maison-des-passages.com


                                        ©Louis Saadi-Freixas

3 mai 2008

"Du nouvel esclavage des rroms" © Jean-Pierre Dacheux

           bidonvilles et tentes américaines - les rroms de Durres-Albanie-©mpv 2005


A LIRE : la conférence de Jean-Pierre Dacheux à l’université Paris VIII, le 19 mars 2008.
fichier joint en PDF: cliquer sur "une annexe"

2 mai 2008

Conseil de l' Europe

                                                             Bobocco et Tchurka , lors d'un mariage à Romilly-sur-Seine © marie-pierre vincent-1973

Un texte un peu long, mais tout à fait intéressant, adopté par le Comité des Ministres du Conseil de l' Europe, le 20 février 2008.

En bref :

Le Comité des Ministres, conformément à l’article 15.b du Statut du Conseil de l’Europe,
recommande aux gouvernements des Etats membres :

- d’adopter, conformément aux principes et dispositions énoncés dans l’annexe à la présente recommandation, une stratégie nationale et/ou régionale cohérente, globale et dotée d’un financement suffisant, accompagnée de plans d’action, d’objectifs et d’indicateurs à court et à long termes, afin de mettre en œuvre des politiques propres à combattre la discrimination juridique et/ou sociale à l’encontre des Roms et/ou des Gens du voyage, et à mettre en œuvre le principe de l’égalité ;

- de suivre et de publier des rapports d’évaluation réguliers sur l’avancement de la mise en œuvre et l’impact des stratégies et des politiques destinées à améliorer la condition des Roms et/ou des Gens du voyage ;

- de porter la présente recommandation à l’attention des organismes publics nationaux et locaux ou régionaux autonomes, des communautés de Roms et/ou de Gens du voyage et de l’ensemble de la population dans leur pays respectif par les voies appropriées, notamment les médias, et de s’assurer que ceux-ci lui accordent leur soutien.

pour lire le texte en son entier, cliquer sur le lien ci-dessous:
Recommandation du Comité des ministres des Etats membres sur les politiques concernant les Roms et/ou les Gens du voyage en Europe, Conseil de l'Europe, 20/02/2008

1 mai 2008

les photos de Vejai

Nous avons prêté un appareil photo à Vejai, jeune rrom roumain de 16 ans .
Il nous a rapporté de super photos.
C'était justement à Allemane ... il y a quelques jours,
squat désormais expulsé.









FACILITER L’ACCES A L’EMPLOI DES ROUMAINS ET BULGARES © Marcel Jozeau

                                   


A / IL EXISTE UN REEL BARRAGE LEGISLATIF  DISSUASIF  A L’EMPLOI DES NOUVEAUX ENTRANTS
L’emploi leur est barré par des mesures coercitives incontournables (transitoires en principe jusqu’en 2012), même pour les branche dites «ouvertes» :

Comment faire ?
- Retirer à la DDTE un contrat spécifique étrangers (une dizaine de pièces  demandées)
- + Contrat classique à établir de la part de l'employeur.
- Ce contrat doit être nécessairement CDI, (à durée indéterminée),
à part pour les travaux saisonniers, seulement en agriculture, autre type de contrat, nécessairement en CDD)
- Le salaire mensuel réel, doit être équivalent minimum au SMIC
( ce qui élimine, en principe un temps partiel, à moins que celui-ci ne soit l'équivalent du SMIC, (valable peut-être pour un ingénieur de haut niveau ….)
- Par imprimé spécifique ( joint au contrat), l'employeur doit s'engager à verser , à fonds perdu, à l'ANAEM, une redevance et contribution forfaitaire de 893 Euros, pour un salaire mensuel brut inférieur où égale à 1525 euros, où redevance de 1616 euros pour un salaire mensuel brut supérieur à 1525 euros.
- L'employeur n'as pas le droit de se faire dédommager par quiconque de cette redevance sous peine de sanctions sévères. Cette redevance est due pour toutes les branches professionnelles, y compris pour les métiers sous tentions dit "ouverts".
- Actuellement une liste de 150 métiers, dans quelques branches comme le bâtiment où les emplois sont plus difficiles à pouvoir, est diffusée par le gouvernement et la DDTE. ( voir liste sur notre blog )
Pour ces 150 métiers, l'employeur, au dépôt du dossier de demande d'embauche à la DDTE, n'est pas tenu de faire afficher à L'ANPE, le poste à pourvoir, ni de recevoir les éventuels candidats à ce poste, ce qui est imposé pour tous les autres métiers.
Même si personne en France ne peut contraindre un employeur à embaucher quelqu'un dont il ne veut pas, c'est tout de même un frein supplémentaire à l'embauche, par la paperasse, le retard à l'embauche provoquée, ainsi qu'une sorte d'intimidation désagréable.
-Dans le meilleur des cas, l'employeur doit attendre entre 1 mois 1/2 à 3 mois, le feu vert à l’embauche, donnée sur un exemplaire du contrat, par le tampon "favorable", après la convocation à la visite médicale à passer à Lyon , à l'ANAEM, (si celle-ci est positive).
 
  Autant de situations, pratiquement et psychologiquement dissuasives à l'embauche d'un étranger.          
"Essayer" de passer outre ces conditions que nous avons rôdées par des échecs et de nombreux contacts que nous avons avec une personne de bon renseignement à la DDTE de St ETIENNE, c'est risquer de leurrer employés et employeurs potentiels et de leur faire perdre du temps.
Si les choses doivent bouger positivement, c'est par des actions juridiques directes conjointement, ainsi que cela commence à se produire; des juristes et associations attaquent ces lois fortement discriminatives, à l'encontre des droits de l'homme et des lois européennes.
 
Ci joint, une fiche récapitulatives des situations juridiques et pratiques, confectionnée début 2008, après avoir pioché les questions juridiques et droit du travail des étrangers et pratiqué déjà l'embauche de roumains qui ont de ce fait un titre de séjour renouvelable les autorisant à vivre en France sans angoisse expulsion.
 
B / ACTIONS ET DEMARCHES DE SOLIDARITE RROMS POUR L' EMPLOI

Familiarisation avec la législation et le code du travail des étrangers
Recherche d’employeurs potentiels par informations diverses par :
Le bouche à oreille
Auprès d’organismes professionnels tel que la Maison du Bâtiment
Dans des réunions d’informations publiques
Auprès d’associations diverses
Par les employeurs qui ont déjà embauché une personne roumaine

Aide à la préparation des travailleurs potentiels par :
L’alphabétisation
L’aide à la constitution de CV et à son commentaire
L’entrainement à se présenter auprès d’un employeur en présentant ses projets et compétences

  C / ACTIONS ET DEMARCHES D’AIDE SUR LE PLAN ADMINISTRATIF ET SOCIAL,
                APRES L’OBTENTION D’UN EMPLOI
Aide à la recherche de logement
Aide à l’organisation des trajets sur le lieu de travail
Familiarisation avec le système bancaire
Information sur la nécessité de contracter des assurances
Information et démarches sur les possibilités d’allocations diverses
Aide à la gestion d’un budget familial

D / RESULTATS A CE JOUR
Trois embauches chez deux employeurs différents
(Le même employeur qui en a embauché deux nous informe de son intention d’en embaucher un troisième, cependant que les chantiers tournent en l’absence de l’employeur pour vacances, sous la responsabilité d’un roumain embauché qui a vu son salaire augmenté)
4 échecs qui nous  ont permis une meilleure préparation des dossiers à proposer.

Raisons des échecs :
Temps partiel (salaire en dessous du smic)
Délai d’attente trop long (l’employeur embauche avant la réponse de la DDTE)
Trop de tracasseries administratives (l’employeur et parfois son comptable reculent devant la pile de documents à fournir et de papiers à fournir)

E/ FICHES PRATIQUES RECAPITULATIVES DES CONDITIONS JURIDIQUES D’EMPLOI

POUR LE TRAVAIL DES ROUMAINS ET BULGARES EN FRANCE
NOUVELLES DISPOSITIONS LEGALES
DEPUIS LE 1er JANVIER 07


  CIRCULAIRE DU 22 DECEMBRE 06 N° DPM/DMI/2006/541
  ARTICLE 23 – DE LA LOI N° 2006-911 du 24 juillet 2006
  CIRC. DPM/DM13/2004/249/DLPAJ/ECT/4b/N°NOR/INT/D/04/00066 DU 26 MAI 04
  CIRC. DPM/DM12/2006/244 DU 6 JUIN2006 - code du travail L 341 2 – L 341 4 – et R 341 4.

 «Valable pour une période transitoire de 7 ans, répartie en 2 ans – 3 ans – 2 ans »

Observation
«L’OUVERTURE » ANNONCEE, RESTE FAIBLE MEME POUR LES 150 METIERS EN TENSION
DEMARCHES (à effectuer de préférence dans l’ordre)

    1° Trouver un employeur acceptant de verser «à fonds perdu» à l’ANAEM (Office des migrations)
une redevance et contribution forfaitaire d’un montant de 893 euros, pour un salaire mensuel brut inférieur ou égal à 1525 euros,
ou de:1612 euros pour un salaire mensuel brut supérieur à 1525 euros.
(Cette redevance est due pour tous métiers, y compris pour les 61 métiers dit ouverts)

    2° Retirer à la direction départementale du travail (11 rue Balaï à St. Etienne)
un dossier en 11 pages, spécifique étranger, pour délivrance d’une autorisation de travail
    3° Faire remplir ce dossier par l’employeur qui en accepte les engagements
    4° Faire vérifier la bonne constitution par la direction du travail
    5° Envoyer ce dossier vérifié à la direction du travail, en recommandé, avec accusé de réception où contre un récépissé.

                    ATTENTION

Pour tous métiers (excepté pour les 150 métiers dit «ouverts»), l’employeur doit en même temps que le dépôt du dossier à la direction du travail, déclarer à l’ANPE les coordonnées précise de l’emploi qu’il propose car, durant un mois, cet affichage donne priorité aux demandeurs d’emploi Français éventuellement intéressés. (C’est la préférence française, supprimée depuis le 1er janvier 07, pour les 150 métiers «ouverts», en tension)

A -Composition du dossier
«Spécifique étranger, pour délivrance d’une autorisation de travail)
Ce dossier comporte notamment :

*Un contrat de travail spécifique en trois exemplaires
* Un engagement de versement à l’ANAEM, à remplir impérativement.(voir ci- dessus le montant de l’engagement)
* Un questionnaire relatif au logement du ressortissant étranger.
* Un questionnaire«introduction d’un travailleur étranger nominativement demandé ».

B - Liste des documents, demandés à l’employeur
Un extrait K bis ou carte d’artisan ou récépissé de dépôt de déclaration de l’association auprès de la préfecture.
Mention de l’accord ou de la convention collective applicable
Copie des deux dernières pages du registre unique du personnel ou copie des trois dernières déclarations des mouvements du personnel pour les établissements de plus de 50 salariés
Copie des deux derniers bordereaux déclaratifs mensuels ou trimestriels adressés à l’urssaf ou à la caisse MSA, ou attestation de compte à jour délivré par ces organismes…
Copie des deux dernières déclarations mensuelles ou trimestrielles adressées aux services fiscaux.

C -Liste des documents demandés au ressortissant étranger
Copie du passeport (avec n° du document et dates de validité)
Copie du contrat de travail rédigé en application de la convention collective ou d’une disposition particulière du code du travail.
Curriculum Vitaé détaillé
Copie des diplômes avec traduction officielle en Français
Lettre explicative et détaillée motivant le recrutement de ce salarié, indiquant les fonctions exactes qu’il va exercer au sein de l’entreprise, et précisant son positionnement dans la grille conventionnelle des classifications applicables.
Trois photos d’identité récentes

Le dossier complet doit être remis à la direction du travail. Il est prudent de faire vérifier le dossier par rendez – vous avec la direction du travail puis de l’adresser contre un récépissé ou mieux par envoi recommandé avec accusé de réception.

La situation va se jouer ensuite, entre la direction du travail qui va contrôler les différentes données de l’entreprise, évaluer, entre autre, si celle-ci n’est pas susceptible d’exploiter la main d’œuvre étrangère, puis avec l’ANPE, (pour les 150 métiers en tension) et avec  l’ANAEM qui déclenchera la visite médicale.

La visite ayant déclaré apte le travailleur, par un tampon « favorable », apposé sur le contrat, (d’après l’ANAEM), donne droit immédiat au travail.
Cependant, il faut adresser à la préfecture un exemplaire de ce contrat pour obtenir le « visa salarié » que celle-ci lui délivrera dans un délai conditionné par la disponibilité du secrétariat préfectoral susceptible d’encombrement.
Il est prudent là aussi d’obtenir un récépissé et de relancer si besoin est.

Ce parcourt expérimenté à Saint Etienne par un jeune roumain ami, arrive à son terme positif suite l’aptitude médicale décernée par l’ANAEM de Lyon , ce 17 janvier 07, un dépôt de dossier avait été effectué (3 mois plus tôt), le 7 octobre 2006, en 14 pièces jointes, après avoir été reconditionné 4 fois pour meilleur ajustement.

Au 20 Mars 07, ce jeune rrom roumain a touché son premier salaire. Patron et salarié sont ravis. L’entreprise embauche un deuxième rrom roumain.
Depuis mai 2007, un deuxième roumain est embauché par le même employeur parfaitement satisfait.

En 2008, un deuxième employeur à embauché un autre roumain.
Nous recherchons des employeurs susceptibles d’embaucher d’autres personnes roumaines pour lesquels nous nous chargerons de constituer le dossier et de le soumettre à la direction du travail.

marceljozeau@free.fr
06/08/37/61/71

TRAITEMENT JUDICIAIRE DES «O.Q.T.F.» DE SAINT ETIENNE © Marcel Jozeau (mai 2008)

          
Il s’agit des OQTF, (ordre de quitter le territoire français) assignés par le préfet à des  personnes rroms roumaines. Les familles sollicitent notre aide dans l’organisation de recours contentieux à déposer au tribunal administratif de Lyon.
             
 TRAVAIL DE TERRAIN, DANS SON CONTEXTE LEGISLATIF

A / DEMARCHES PRATIQUES
Recueillir les éléments administratifs constitutifs du recours, les rédiger.
Remplir le dossier d’aide juridictionnelle.
Porter ce dossier au TA de Lyon pour recueillir le tampon de dépôt sur un double.
Remettre un double de ce dossier (faisant foi du dépôt de ce recours) à la personne concernée, qui est ainsi mise à l’abri d’une expulsion en attente du jugement.
Expédier le dossier à l’avocat de la région parisienne qui formule le recours.
Rester en relation avec l’avocat et la personne concernée, pour informations et pièces complémentaires.
Accompagnement au TA de Lyon le jour du jugement et rencontre de l’avocat.
Rencontres ponctuelles avec la  police,
Rencontres avec la CIMADE,
Aller voir les détenus à St-Exupéry
Et ... interventions lorsqu’il s’avère nécessaire d’expliquer notamment que le dépôt de l’aide juridictionnelle revêtue du tampon du tribunal administratif est suspensif de l’expulsion ou de verser un complément de pièces au dossier.
Classer, mettre à jour, archiver les dossiers, assurer une permanence de conseil auprès des personnes accompagnées ainsi qu’un suivi entre avocats et personnes concernées.

B / BILAN ACTUEL DES OQTF CONFIEES ET INFORMATIONS SUR LE CONTEXTE
A ce jour, sur 22 dossiers OQTF traités par nos soins, nous avons seulement trois décisions définitives du tribunal. Ces trois décisions favorables aux personnes rroms roumaines, ont débouté le préfet des ordres à quitter le territoire français .Les tribunaux français déboutent ainsi actuellement de plus en plus d’OQTF.
à souligner !!
Ces décisions d’annulation d’expulsions ont évité que la France n’effectue des dépenses importantes consécutives à ces expulsions par avion, en pays étranger, des personnes concernées. De surcroît il s’agit de dépenses  inutiles, puisque ces populations, discriminées dans leurs pays, reviennent en France peu de temps après. Nous l’avons constaté en les voyant revenir (ici ou ailleurs) pratiquement tous.
Sur le même thème, le Conseil d'Etat vient d’être saisi officiellement au sujet de circulaires françaises discriminatives au regard des droits de l'homme et du droit européen.
Cette attaque directe est faite par un éminent juriste, commissaire du gouvernement, magistrat chargé de dire le droit au conseil d'état...
 

EN ATTENDANT LA FIN DE CES MESURES « DITES TRANSITOIRES JUSQU’EN 2012»

…La libre circulation en France des roumains et bulgares pourrait devenir véritable!
peut – être, bientôt, n'auront t' ils plus à justifier de ne pas être à la charge de l'état français!
 Il resterait (entre autre), à faire tomber un certains nombres de barrages législatifs insensés au regard de l'emploi, puisqu'en France, dans plusieurs branches, les employeurs recherchent vainement à embaucher...
 Plusieurs associations interviennent pour l’abolition de ces lois discriminatives vis-à-vis d’étrangers déjà rejetés de leurs pays...


C/  REQUETE EN ANNULATION D’UNE CIRCULAIRE SARKOZY
EXTRAIT D’UN ARTICLE RECENT DU JOURNAL « LE MONDE »:
Annulation partielle d'une circulaire sur les Roumains et Bulgares requise au Conseil d'Etat 18.04.08

"Le commissaire du gouvernement, magistrat chargé de dire le droit au Conseil d'Etat, a requis vendredi l'annulation partielle d'une circulaire du ministre de l'Intérieur du 22 décembre 2006 sur les modalités d'admission au séjour et d'éloignement des Roumains et des Bulgares.
Plusieurs associations de défense des droits des étrangers, dont SOS Racisme et la Ligue des droits de l'Homme, avaient déposé un recours, estimant que la circulaire "niait le droit à la libre circulation" de ces nouveaux entrants dans l'Union européenne.

Vendredi, le commissaire du gouvernement Frédéric Lenica a fait droit à plusieurs de leurs griefs.
Il a notamment jugé que le ministre de l'Intérieur de l'époque Nicolas Sarkozy n'avait pas le droit de conditionner le "court séjour" (moins de trois mois) des Roumains et Bulgares au fait que ces derniers ne constituent pas « une charge déraisonnable" pour le système français d'assurance sociale.

M. Sarkozy, a dit le commissaire du gouvernement, "s'est livré à un exercice périlleux" avec cette circulaire intégrant des dispositions d'une nouvelle directive européenne, alors même que celle-ci n'avait pas encore été transposée en droit français.
Dans le décret de transposition du 21 mars 2007, également objet d'un recours de SOS Racisme, M. Lenica a souhaité que soit invalidée l'obligation faite au conjoint non
européen d'un ressortissant de l'UE de demander un titre de séjour dans un délai de deux mois après l'arrivée en France, au lieu de trois mois comme le prévoit le droit
français.
"Cette réduction d'un tiers du délai ne trouve aucun appui" dans la loi, a-t-il estimé.
Le Conseil d'Etat rendra sa décision dans plusieurs semaines.
Avec la circulaire du 22 décembre 2006, M. Sarkozy entendait "informer simplement les préfets sur l'incidence de l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'UE effective le 1er janvier 2007", selon le ministère de l'Intérieur.

D'après SOS Racisme, les préfets étaient "incités à une chasse aux ressortissants roumains et bulgares en vue de leur éloignement forcé".
En fin de journée, l'association s'est félicitée dans un communiqué des conclusions du commissaire du gouvernement, estimant qu'il avait "reconnu l'illégalité de la circulaire (...) discriminatoire à l'égard des Roumains et des Bulgares".


               
 

25 avril 2008

Les familles rroms expulsées d' Allemane

     Depuis 2003 ... les expulsions se succèdent sur St-Etienne;
      après la Montat,  le terrain des Charbonnages, "le Garage", le passage St-Barthélemy, Le Soleil, Michon ,
     la rue Perret, la Ricamarie, Salengro,  Tournefort, la Chance, Basson, Gonnard, Palissy,
      Béraud,

sans oublier la destruction systématique des caravanes du Clapier, et l'évacuation du terrain où se construit en ce  moment le
 Zénith, et j' oublie encore des lieux ... voici hier une nouvelle expulsion des familles rroms de St-Etienne, de leurs logements et habitations, avec le concours des forces de police .

     mp
 


                                Le squat de la rue Tournefort, muré en 2005 ©mpv


    « J’ai eu au hier téléphone le directeur de cabinet du préfet, M. Bouchaillat.
     Il m’a confirmé que le préfet avait accordé, à la société HLM
    propriétaire de l’immeuble de la rue Allemane (qui
    dépend de la SNCF), le concours de la force publique. D’où le déploiement
    policier entre 6H15 et 7H du matin me dit-il. En fait dès 4H30 d’après les
    témoignages que nous avons. Il y avait une dizaine de cars de  police qui ont
    barré toute la rue Allemane.
    Il m’a dit qu’au moment de leur arrivée les policiers avaient constaté
    que l’immeuble était vide. Les familles avaient devancé l’expulsion.

    Donc le préfet de la Loire avait bien pris la décision de jeter dehors
    une cinquantaine de personnes, femmes, enfants, bébé, sans solutions de
    relogement. On en revient aux méthodes du terrain du Clapier, sauf que là
    devant les pressions policières les familles étaient parties juste avant… dans
    un squat aussi pourri que celui de la rue Jean Allemane,
    sans eau, sans électricité, sans WC.

    Leur situation s’est aggravée puisque que la plupart des quelques
    effets qu’ils avaient, sont restés rue Jean Allemane :
    l’immeuble a été muré et était hier soir gardé par des vigiles. Tout le travail
    de scolarisation des enfants (environ 15) est ainsi mis par terre et à
    recommencer. Pourtant les enseignants lors de la dernière rencontre que nous
    avons eu avec eux, avaient loué l’assiduité de ces enfants à l’école.

    Quand j’ai fait remarquer cela au directeur de cabinet du préfet, il m’a
    répondu que pour la préfecture « ces personnes n’avaient pas vocation à
    rester en France ». En langage non administratif, cela veut dire qu’elles
    sont indésirables chez nous en situation régulière ou pas. C’est d’ailleurs
    pour cela, explique le directeur de cabinet, que la préfecture utilise les « retours
    humanitaires » avec l’ANAEM.

    Si la décision de mettre en œuvre l’expulsion dépend du préfet, il me
    semble peut probable qu’il n’y ait pas eu une concertation entre la préfecture
    et la mairie, au moins une demande d’avis au maire.

    Après discussion hier avec certains membres du réseau, il nous semble
    qu’il est nécessaire de tenir une conférence de presse pour expliquer ce qui s’est
    passé, le dénoncer, exiger des solutions durables. «

    Georges Gunther

    

24 avril 2008

COMMENT LES RROMS PEUVENT-ILS CONTRIBUER A CONSTRUIRE LA RICHESSE DU MONDE ?


…  AVEC UN PROJET D’UNE AGRICULTURE RESPECTUEUSE DE L’ENVIRONNEMENT
ET DES ATELIERS DE REPARATION…
                  Granges à foin et jeux d' enfants - Manu et son cousin - Brad - ©mpv 2004            

Les rroms viennent en France pour vivre mieux, c'est-à-dire pour pouvoir assurer de façon autonome les différents besoins inhérents à la construction de leur existence.
En Roumanie, le chômage touche actuellement 20% de la population,  mais 80% des rroms sont sans emploi. Les « aides au retour » qui avait été mises en place par l’ANAEM se sont toutes soldées par des échecs, faute de moyens réels en soutien humain et matériel. 
Les familles rroms qui espèrent  construire un avenir pour leurs enfants en cherchant aide et protection sur notre territoire, n’ont jusqu’à ce jour, trouvé aucune forme d’accueil. Depuis plusieurs années, elles vivent en squat, elles se nourrissent, elles s’habillent avec ce qui leur est donné par les associations caritatives, avec ce qu’elles trouvent dans les poubelles
La rentrée de la ROUMANIE dans l’EUROPE avait donné un peu d’espoir. Ces nouveaux citoyens Européens commençaient à bénéficier de mesures inhérentes au droit commun, les familles recevaient les prestations familiales, l’allocation logement, une prise en charge d’assurance maladie. Mais les lois discriminantes se durcissent toujours plus pour interdire à ces familles toute possibilité de s’installer de façon durable en France alors que pour elles, rien n’est possible en ROUMANIE
Au pire, elles font l’objet du mépris, de la peur, du rejet, au mieux elles sont considérées avec condescendance, le regard qui s’attarde un peu sur ces situations ne retient que ce qui leur manque. Elles sont sans toit, sans ressource, sans travail …
C’est peut être une partie du problème qu’il est important de dépasser. Les rroms sont aujourd’hui condamner à la mendicité, comme s’ils n’avaient aucune forme de compétences, d’expériences, de savoir  faire ….Le marché du travail leur est pratiquement inaccessible. 
Pour la plupart, les rroms sont issus du milieu rural. Quand on demande ce qu’ils savent faire, beaucoup répondent qu’ils connaissent l’agriculture, d’autres ont des formations de couturière, d’autres savent réparer toute sorte de choses, les meubles, l’électroménager, etc. … 
Notre société de consommation est une société  de gaspillage, une société qui produit beaucoup de pollution, une société qui produit de l’appauvrissement. Les perspectives de travail deviennent trop rares pour beaucoup, avec des conséquences en chaîne. Une société qui maltraite ainsi certains de ses membres est une société qui n’est favorable à personne. Chacun risque un jour d’être à son tour victime de ces formes d’exclusion. Une société responsable de la dégradation de l’environnement est une société qui nous met tous en danger.
Des projets alternatifs se construisent dans différentes directions avec pour perspective essentielle, le respect et la préservation de l’environnement, la reconstruction de ce qui peut asseoir notre humanité : l’entraide, la solidarité, la recherche de justice égale  pour tous.

Nous avons besoin de construire de nouvelles richesses, celles qui accordent le droit à l’existence pour tous, une place à chacun de façon à ce qu’il soit partie prenante dans les affaires qui le concerne. Il est nécessaire de construire des projets qui n’oublient  personne, en considérant en priorité les besoins des plus défavorisés.
Il se trouve que les rroms, au niveau de l’EUROPE, représentent l’ethnie la plus rejetée, ils semblent condamnés à survivre, sans pouvoir espérer un avenir pour leurs enfants. Le père Joseph WRESINSKI estimait que si on faisait avancer les droits des plus pauvres, la situation de tous pourrait ainsi devenir meilleure.  Alors, ensemble, si nous faisions ce pari ?! …
Les rroms, par tous leurs savoirs faire pourraient contribuer à construire une autre économie, en proposant des services accessibles aux petits budgets, par des ateliers de réparation, en proposant une agriculture respectueuse de l’environnement, proche des consommateurs  locaux 
Le projet du réseau de solidarité avec les familles rroms s’inscrit dans ces différentes perspectives, il veut mener à bien les objectifs suivants, construire une société :
Qui refuse des réalités inacceptables marquées par l’injustice
Qui reconnaît le droit de tous d’accéder à l’exercice de la citoyenneté et d’assumer ses responsabilités
Qui part du postulat de la reconnaissance de la valeur intrinsèque et de la dignité de toute personne, et la volonté que chacun trouve son espace de réalisation pour enrichir le collectif
De façon plus concrète pour ce qui concerne la réalité particulière des rroms :
Mettre en évidence les compétences, les expériences, les savoirs faire
Lutter contre le gaspillage en créant des ateliers de rénovation d’objets usagers : meubles, électroménagers (accord avec les déchetteries pour faire de la  récupération), réparation de voitures, de vélos, retouche de vêtements  (en lien avec les centres sociaux, les amicales laïques) 
Mettre en évidence les talents artistiques, broderie de vêtements récupérés, rencontres festives à partir de la musique, la danse, le chant
Faire découvrir leurs valeurs, leur culture (expositions des photos de Marie Pierre VINCENT dans les médiathèques, les centres sociaux, projections de films avec témoignages de rroms, débats 
Contribuer de façon active et concrète à la préservation de l’environnement, par la mise en culture de terrain pour la vente de produits maraichers sur le marché local. Les rroms, pour la plupart,  connaissent la terre de façon traditionnelle, familiale. L’une d’entre eux a une formation d’ingénieur agronome, elle a enseigné en ROUMANIE.

                                      Dany dans son champ de maïs - Roumanie - ©mpv 2004


L’agro industrie représente des nuisances profondes tant sur le plan des sols empoisonnés parfois de façon irréversible que sur le plan sanitaire, on propose au consommateur  une alimentation dévitalisée, sans parler du transport des marchandises organisé en dépit du bon sens.   Il existe différentes initiatives qui privilégient une agriculture locale, respectueuse de l’environnement et de la santé des personnes, avec des circuits courts, un lien direct avec les consommateurs pour favoriser la connaissance des réalités du « monde » paysan, pour construire un lien de confiance et de reconnaissance. Nous souhaitons nous inscrire dans ces démarches concrètes type AMAP. 
Nous cherchons un lieu, des bâtiments, une terre …  qui restent proches d’une ville pour limiter au maximum les distances et favoriser ainsi le plus possible les échanges, l’entraide, le partage des savoirs, la participation du plus grand nombre de compétences et de bonnes volontés. Nous envisageons de solliciter l’Evêque qui a su prendre une position claire pour condamner les discriminations dont sont victimes les rroms, et encourager les solidarités pour accueillir ces familles de façon humaine et digne. Il existe peut être des lieux et des sols qui sont peu investis du fait d’une population religieuse vieillissante….  
Nous avons à ce jour des bras solides et volontaires, des expériences concrètes et de nombreuses compétences. Par contre, nous n’avons pas de lieu, pas de matériel. Nous faisons donc appel à tous ceux qui peuvent d’une manière ou d’une autre nous aider à démarrer. Tout sera bienvenue, les suggestions, les bonnes adresses, le matériel, la présence…
Une première suggestion nous est déjà parvenue. Procéder à une  évaluation de compétences dans le domaine agricole et s’assurer qu’il puisse y avoir une assistance dans le domaine de la gestion et de l’administratif de cette activité agricole. Il pourrait se constituer un comité de gestion avec des personnes compétentes dans ces différents domaines. Quelques pistes de structures qui pourraient faire ce bilan : « les jardins de cocagne », « Terre ferme »….
Nous souhaitons faire des demandes d’aide financière, notamment  dans le cadre de la CRESS (Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire). Plusieurs personnes possédant les compétences et l’expérience sont prêtes à nous aider à constituer le dossier, d’autres sont peut être également compétentes.
Il est entendu qu’à plusieurs, nous sommes plus intelligents, merci de votre soutien, dans la mesure de vos possibilités


                                                    Josiane REYMOND               

21 avril 2008

exposition : "Tous les chemins mènent aux rroms" , photographies: Marie-Pierre Vincent


                                              Deva, Roumanie, novembre 2004

Une exposition photographique comprenant une centaine d' images,
tirages 40x50, dans cadres bois 55x65, est disponible en location sur Saint-Etienne.
Cette exposition regroupe ses voyages en Roumanie, République de Moldavie,Albanie,
Macédoine, et Kosovo, à la rencontre des Rroms. Ce travail là est en noir et blanc.

Une cinquantaine de photographies,  couleurs, cette fois, présente les Rroms de Saint-Etienne
depuis l' année 2004.

Pour en voir plus, cliquer dans la rubrique "liens" de ce blog, sur Maison de la Photographie
ou bien téléphoner à marie-pierre vincent: 06 87 50 84 42


                                     Manu, Brad, Roumanie,novembre 2004

        

18 avril 2008

Sara récite "le Papillon"



Qui, sur St-Etienne, ne connait pas Sara... et sa soeur Cassandra ?
depuis des années ... de squat en squat, nous les avons suivies !
Elles habitent désormais un appartement, en famille, et suivent maintenant tous les jours l' école .
Sara devait apprendre ce jour là une récitation.

pour voir la petite vidéo,faire un copié-collé du lien ci-dessous
http://www.dailymotion.com/mpv/video/x53yke_sara-et-la-recitation

ou bien aller dans la rubrique "liens" et cliquer sur: Sara et le Papillon

17 avril 2008

APPRENDRE AUTREMENT, ON N’Y ARRIVERA PAS TOUT SEUL !

Appel à la solidarité.

Vous êtes parent, enseignant, musicien, retraité, clown, informaticien, éducateur, comédien, bricoleur, étudiant, peintre, conteur, photographe, vous savez filmer, dessiner, vous connaissez la Bio, la Physique et les Mathématiques, ou vous avez simplement du temps et des talents cachés... Vous aimez partager vos connaissances ou votre passion.
Vous pensez que l’école est indispensable ou qu’il existe des solutions alternatives...
Vous pouvez venir soutenir les actions, organisées par le réseau de solidarité aux Rroms roumains vivant en squat à St-Etienne, en direction de l’enfance et l’adolescence.

Dernièrement, nous avons créé un atelier pour les enfants, où participent également les familles, au sein du squat de Montplaisir à St Etienne.
Il a pour objectif de permettre à tous, notamment à ceux pour qui l’école classique est bien difficile à intégrer, d’accéder aux apprentissages de base (écriture, calcul) et aussi à la connaissance dans un sens plus large au travers d’activités artistiques, ludiques, éducatives, sportives, culturelle...
Mais, nous y arriverons mieux avec vous, les enfants sont nombreux et curieux.

N’hésitez pas venir nous rejoindre. Si vous connaissez des personnes qui pourraient être intéressées, vous pouvez bien sur faire circuler l’information.

Adeline Combat-06 83 31 94 78 

16 avril 2008

recherche d' emplois

recherchons pour l'instant de façon urgente des embauches pour quelques personnes roumaines vivant sur St-Etienne:
 - 1 poste de plombier
 - 1 poste de carreleur-peinture-maçonnerie
 - 1 poste de traducteur français-roumain-langue tsigane
 - 1  poste dans le gardiennage
 - 1 poste d' aide à domicile pour entretien-ménage ou en direction de personnes âgées
 - 1 poste de chauffeur ( permis B)

D'autre part, des musiciens peuvent animer des soirées et des fêtes, faire danser, et chanter,
pour toutes propositions, questions ou interrogations:
contacter Réseau Solidarité Rroms St-Etienne : 06 87 50 84 42

15 avril 2008

L’ Ecole, l’ école, l’ école, … un texte d' Adeline Combat- St-Etienne


Enfant rrom à l'école du quartier - Tirana, Albanie, Kinostudio © marie-pierre vincent 2005


L' Ecole,l' école, l' école ....
Voici un des mots que nous répétons bien souvent .
Aux enfants :
« Il faut aller à l’école si tu veux faire de progrès en français, il y a des maîtresses et des maîtres qui viennent exprès pour toi ! Si tu veux apprendre à lire, à écrire et à compter ! Si tu veux passer ton code de la route tu devra savoir lire, si !... »
Aux parents :
« Il faut que vos enfants aillent à l’école tous les jours si vous voulez qu’ils apprennent et qu’ils se débrouillent plus facilement dans la vie ! Si vous voulez continuez de percevoir les aides sociales, si vous !.... »
Ce discours moralisateur permet certains résultats.

Les avancées :
Tous les enfants sont inscrits à l’école.
Les 21 enfants des 7 familles qui vivent à présent en appartement ont un rythme scolaire qui parait être plus stable, les progrès en français sont remarquables !
Vous trouverez bientôt sur ce blog  Sara qui récite sa poésie.

Plusieurs idées :
Le fait de changer d’école grâce à l'accès à un logement améliore considérablement les choses:  se retrouver moins d’enfants Roumains par classe, être moins stigmatisés, avoir une vie plus tranquille, loin des pressions policières du squat, sans le risque d’expulsion, avec du chauffage de l’eau et de l’électricité, des parents plus disponibles...
Bien sur, c’est encore difficile pour ces familles, mais elles sont entrées dans le droit commun et des repères s’installent pour les enfants !

On note aussi que les enfants qui vivent rue Jean Allemane et à la Terrasse, sans eau, fréquentent l’école élémentaire très régulièrement.
Les enfants de quatre familles du squat de Montplaisir ne manquent pas un jour d’école.

Ce que le réseau de solidarité a mis en place :
Nous nous sommes mis en lien avec les différentes écoles, avec les enseignants ; accompagnons parfois les enfants à l’école ; nous intéressons à leur travail, les encourageons ; traduisons les mots de l’école lorsqu’on a connaissance ; ré-expliquons le fonctionnement scolaire, rappelons l’obligation de scolarité ; échangeons beaucoup avec les familles ; organisons du périscolaire à l’ Espace Loisir ; organisons des activités sur le lieu de vie, mais dans l’esprit d’inciter à sortir du squat ; aidons les familles pour l’organisation les vaccinations et l’assurance scolaire ; fournissons du matériel scolaire ; avons accompagné des familles pour acheter des vêtements et chaussures…

Un petit calcul
Combien de temps passons-nous, entre les relations avec les professionnels de l’enfance, le temps auprès des familles et des enfants, les divers accompagnements ?
L’estimation est réalisée pour les personnes les plus impliquées auprès des enfants, pour une semaine:
(sans compter les vaccinations) ou malgré l’énormité, le calcul est assez précis : 55H00 en globalité

Résultat :
Plus de 30H00 ! Auxquelles il faut ajouter le temps des autres bénévoles.
L’équivalent d’un temps plein !
Nous sommes convaincus que nous ne faisons pas cela pour rien.
Il y a des réussites.
Mais pour certains enfants l’absentéisme reste important. L’apprentissage est donc freiné.
Une trentaine d’enfants de la maternelle au collège auraient une scolarité chaotique.

Pouvons nous nous satisfaire de cela ? Beaucoup d’énergie est déployée, tant par les enseignants que par le réseau, sans pouvoir mesurer les apprentissages.


Nous cherchons des solutions en parallèle de l’enseignement scolaire pour motiver les enfants dans l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, mais aussi pour qu’ils puissent accéder à la connaissance dans un sens plus large.

L’intégration scolaire classique est-elle possible pour tous ?
Même si, avec toute notre attention, nous arrivons à persuader les enfants et adolescents à se rendre à l’école, même si les équipes éducatives sont très soucieuses de leur réussite scolaire, nous nous interrogeons malgré tout sur les apprentissages de certains enfants.  
Les parents souhaitent tous voir leurs enfants s’épanouir, apprendre, progresser.
Pourquoi tant de difficultés pour les élèves ?

Voici quelques explications possibles qui peuvent permettre de mieux comprendre les difficultés à fréquenter l’école.

Arrivé en France à 11 ans
Quand on fréquente le système scolaire depuis petit, il parait évident. Il y a les inscriptions, les visites, les rencontres parents professeurs, les règles en classe et dans la cours, les contrôles, le conseil de classe, l’orientation, la perspective d’un métier…
Mais quand un enfant arrive de Roumanie à 11 ans, où il est allé à peu près régulièrement à l’école jusqu’en CE1, puis il est parti vivre en Espagne, et quelques mois en Italie (si les  conditions de vie étaient meilleure pour les Roms), avant d’arriver à St Etienne.
Cette année tous les élèves nés après 1995 vont au collège, même s’ils savent tout juste l’alphabet et s’ils ne parlent pas Français. 
Malgré la détermination de certains professeurs, comment une intégration scolaire classique est possible ?

Etre interprète
On peut imaginer la difficulté pour un enfant de 10 ans, à être traducteur à l’oral et à l’écrit pour sa famille. Finalement, il se débrouille déjà mieux que ses parents. Pourquoi irait-il tous les jours à l’école ?
Ce n’est certes pas le cas de tous, mais d’autres facteurs viennent entraver l’apprentissage à l’école, surtout au collège.

Quel avenir ?
Nous nous interrogeons parfois sur le manque de perspectives de ces enfants. Certains parents parviennent difficilement à faire des projets. Les conditions de vie sont incertaines, souvent les familles sont expulsées de squat en squat.
La législation change très souvent et généralement pas en leur faveur.
Lorsque la famille restée en Roumanie, elle vit souvent dans des conditions encore plus précaires, en cas de maladie ou autres difficultés, ils repartent quelques semaines.
Les recherches de travail n’aboutissent pas.
Alors ! Quels espoirs dans la tête des enfants ?  

Conditions de vie et rythme de vie
Un exemple concret de tous les jours.
Il fait froid et qu’il n’y a pas de chauffage. Darius a sept ans, il faut qu’il sorte du lit douillet ou il dort, serré contre sa maman, vers 7H30. Il doit aller aux toilettes, à l’extérieur, fréquentées par près d’une centaine de personnes et se débarbouiller à l’eau froide, il faut en avoir du courage !
Pour s’habiller c’est rapide, puisque s’il fait trop froid , les gens ne se déshabillent pas.
En plus, il faut manger en se levant… Ce n’est pas une habitude et les goûters, Darius les oublie toujours ou il les à déjà manges, trop bons !
A 11h30, il n’y a pas toujours quelqu’un qui l’attend à l’école.
Il englouti vite le repas. La maison est trop petite pour jouer, alors il s’amuse dans le couloir, ou dehors.
L’heure de repartir à l’école ? S’il est train de bricoler ou de faire une super jeu avec des bidules récupérés, que ses parents sont déjà  repartis, ou que le petit frère fait la sieste…

Favoriser l’apprentissage
Le centre social :
Tous les mardis soirs, après l’école nous nous rendons à l’Espace Loisir de Beaulieu. Au départ, nous voulions organiser du soutien scolaire avec les enfants scolarisés en élémentaire. Pas assez nombreux pour les accompagner, nous avons revu nos objectifs.

A présent ce moment se veut ludique, mais aussi éducatif.
On doit respecter quelques règles de vie, se laver les mains avant le goûter, le partager dans une ambiance conviviale et respectueuse, chacun doit participer au nettoyage et au rangement de la salle. Les jeux sont à emprunter. Les enfants doivent nous demander avant de s’en servir et les remettre à leur place après utilisation. On arrive à l’heure et on repart ensemble.
Quand on vit en squat, avec un point d’eau pour tous, que le ménage est quasiment réservé aux femmes, que les jouets sont très convoités et vite cassés, que le rythme de vie est en mouvance, ces règles ne sont pas forcement habituelles et pas si évidentes à mettre en place.
A travers la difficulté de certains à les intégrer, nous imaginons combien s’inscrire dans le système scolaire peut être difficile, s’ils n’ont pas fréquenté l’école depuis la maternelle. 
Nous pensons que ce type d’activité, avec des personnes que les enfants et les familles connaissent bien, peut servir de passerelle vers le système scolaire.

Nous avons eu l’idée, tout en maintenant l’idée de sortir du squat, au travers des activités enfance et famille, de l’école et autres, de créer un atelier dans une pièce du squat, pour les enfants.



Les mercredis après midi :
Depuis l’automne 2007, nous nous retrouvons déjà avec les enfants de la maternelle au collège, au squat.
C’est comme une salle de jeux, ou une classe unique gigantesque avec une grande table au milieu de la pièce et deux bancs, avec les parents et les bénévoles comme professeurs.
Beaucoup de participants, pour ne pas dire tous. Ceux qui ne vont pas trop à l’école, sont les premiers à vouloir nous donner un coup de main dans l’organisation.
Le programme se veut varié, activités manuelles, créatives (dessin découpage, coloriage), Carnaval et Noël, maquillage et costumes, groupes de lectures sur des thèmes et d’écriture, géographie, sport…
Nous organisons aussi des sorties depuis 2006, cinéma, parc et piscine, pique nique en campagne et baignage…
Des intervenants viennent occasionnellement présenter des spectacles (clown, conteur…)

C’est l’occasion pour nous d’aborder la scolarité avec les parents, de faire le lien avec les écoles si besoin, d’évoqué les soucis des enfants…
Une relation de confiance s’est tissée au fils du temps. Certains parents s’impliquent naturellement dans les activités avec leurs enfants. Ils peuvent s’accorder un moment pour venir jouer ou travailler avec les enfants, en fonction de leurs disponibilités, loin des préoccupations quotidiennes.

Ce moment permet aussi l’apprentissage du français, sans avoir l’impression d’être à l’école.
Si nous étions plus de bénévoles nous pourrions travailler sur l’apprentissage de la lecture, l’écriture et le calcul avec les plus réticents à l’école.
Nous avons déjà eu des demandes mais malheureusement, pas les moyens d’y répondre actuellement.


L’atelier des enfants, au squat
Les activités dans ce sens là, gagnent à être développées. Des nouveaux bénévoles se sont joints à nous, depuis quelques semaines. Cela se ressent déjà très positivement dans le temps accordé à chaque enfant.
Nous venons d’emménager un atelier enfants dans une pièce inutilisée du squat.
Nous stockons notre matériel (tables, chaises, placard, jeux, livres, fournitures scolaires…). Nous  disposons de cet espace pour travailler en s’amusant.
Avec ces meilleures conditions matérielles, nous pensons mettre en place une forme de soutien scolaire.
Le fonctionnement des activités ressemblera à celui du mardi à l’Espace Loisir. L’idée n’est pas de se substituer à l’école, mais de travailler en complémentarité.
Ces activités, qui ont déjà débuté les mercredis, durent en moyenne trois heures. Les enfants qui ont la possibilité d’aller et venir, tant qu’ils ne perturbent pas le déroulement de la demi-journée.

Nous allons expérimenter cette salle pendant les vacances scolaires. Nous imaginons un roulement de bénévoles avec les parents dans un premier temps (la salle est fermée à clefs et un double est dans la pièce voisine). Si cela fonctionne bien, à terme nous aimerions que les familles puissent accéder à cette salle sans les bénévoles.
Certains enfants ne sortent que pour l’école ou par nécessité. Notre objectif n’est pas de les enfermer en proposant un atelier entre eux et au squat. L’intérêt est d’accéder à la connaissance, autrement que par l’école, d’avoir un espace de jeux et de découverte à la maison. Ce sera par des jeux, lectures, photos, vidéo, expériences, rencontres, sorties…
Nous poursuivrons donc la mise en place des activités tournées vers l’extérieur (visites, cinéma, parc, centre social…).

Nous avons au programme la mise en place de sorties à la médiathèque et la venue d’un conteur.
L’idée a été proposée de mettre en place les samedis après midi groupe de théâtre forum, avec les adolescents. Cela consiste à mimer une scène de la vie de tous les jours et d’y mettre des mots.

Nous sommes convaincus que ce genre d’activité ou les enfants apprennent autrement un encouragement vers l’enseignement classique.
Pour certains qui fréquentent peu l’école, malgré ce qui est en place, ce travail permet l’apprentissage et l’accès à la connaissance, par un autre bais.
Ensemble avec de la persévérance et de la conviction nous pouvons accompagner ces enfants, en lien avec leur famille.
Nous sommes de plus en nombreux à partager ce point de vue et mettre des choses en place dans cet esprit, mais nous avons besoin de tous, de vous. C’est ensemble que nous y parviendrons.

Autres utilités de l’atelier des enfants
Cette pièce permet à présent au réseau (membres des diverses associations, des personnes française à titre personnel, les personnes Rroms…) de se réunir, chaque semaine dans une atmosphère plus calme. 
Nous pourrons y réaliser les prochaines rencontres, notamment avec les professionnels de l’enfance, etc…

Dans le but d’améliorer les échanges d’informations entre les bénévoles, nous récoltons les informations  (non confidentielles) dans un classeur.
Téléphones de chacun, des écoles, des organismes d’aides sociale et médicale…, les coordonnées (si elles le souhaitent) des familles vivants en appartement de manière à ce l’accompagnement puisse se poursuivre en cas d’absence d’un bénévole,   les comptes rendus des diverses rencontres, les articles de presse, les textes de loi… 
Ceci permettra d’avoir accès rapidement aux informations importantes, d’éviter de faire plusieurs fois les mêmes démarches…
Pour les nouveaux bénévoles, il sera peut-être ainsi plus évident de comprendre le fonctionnement de l’association et de s’impliquer.

Vous pouvez venir rejoindre le réseau. Nous nous réunissons tous les lundis vers 18h00 au squat, 36, rue de Terrenoire, dans le quartier de Montplaisir à St-Etienne.

Adeline Combat : 06.83.31.94.78. adcombat@laposte.net

13 avril 2008

pour nous contacter ou nous envoyer des textes

                       anne-sara le cardiet : aslecardiet@yahoo.fr

                      marie-pierre vincent : mariepierre.vincent@free.fr

                      solidarite.rroms@yahoo.fr

Les Rroms abusés par l’Anaem pour les statistiques de Monsieur Hortefeux - Communiqué Romeurope

Les citoyens français doivent savoir comment le ministre de l’immigration achète, grâce à l’Anaem, plusieurs milliers de « retours au pays » qui vont lui permettre d’atteindre ses quotas. Depuis quelques mois, l’Anaem recrute dans les bidonvilles où des familles roms roumaines et bulgares sont contraintes de trouver un abri. Le discours est simple : « retournez dans votre pays, nous paierons votre voyage de retour, nous vous donnerons de l’argent et nous vous aiderons à votre arrivée. »


les "rapratiements " de 2007  par l' ANAEM, au petit matin - Saint-Etienne -  photos: marie-pierre vincent


Déclarer, comme le fait l’Anaem, que les familles sont volontaires pour rentrer en Roumanie en donnant pour preuve l’existence d’une liste d’attentes pour les retours est une manière de dissimuler la vérité. Si les coups de filets précipités comme à Bondy en octobre 2007 semblent avoir cessé, les opérations de retour soit-disant volontaire sont toujours coordonnées avec des opérations policières d’expulsion.

En réalité, le Ministère de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité Nationale a mis en place un système pervers.

Des familles rroms installées, pour certaines, en France depuis quelques années, qui y ont établi des liens (scolarisation des enfants, emplois, suivi médical....), rompent ces liens pour retourner en Roumanie et bénéficier de cette somme.

Qui plus est, si le système géré par l’Anaem avait pour objectif de diminuer le nombre de personnes présentes en France, il est un échec. Ainsi des familles très pauvres en Roumanie ont eu connaissance de cette opportunité et arrivent en France pour bénéficier de la prime de l’ANAEM, qui représente pour elles un pactole. Certaines personnes n’hésitent pas à quitter leur emploi et interrompre la scolarisation des enfants. Qu’on ne se méprenne pas : les Roms n’abusent pas du système, c’est bien le système qui abuse les Roms, en les utilisant pour augmenter les chiffres des expulsions, au mépris de l’errance ainsi générée et de ses conséquences sur la vie de ces familles.

En effet, au regard de la situation socio-économique en Roumanie, l’argent promis est très attractif : 300 € par adulte et 100 € par enfant. Une famille peut ainsi toucher jusqu’à 1000 euros. En mars 2008, le salaire moyen en Roumanie est de 194 € par mois et un salaire minimum devrait être fixé à 137 € par mois. Le taux de chômage des Roms dépasse encore les 70 % dans certaines régions. La tentation est alors grande pour des familles qui ne disposent que de faibles revenus.

Ces aides au retour sont d’autant plus absurdes qu’en tant que ressortissants européens, les Rroms peuvent revenir quand ils le souhaitent. Ce système permet donc le cas échéant, à une même famille de bénéficier de plusieurs retours successifs et être comptabilisée plusieurs fois dans les quotas. C’est ainsi que le Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement fait du chiffre, uniquement du chiffre.

Le Collectif Romeurope dénonce l’hypocrisie à toutes les étapes de ce système pervers qui instrumentalise les Roms et déstabilise ceux qui, en Roumanie ou en France, ont commencé à trouver quelques points d’ancrage. Les moyens financiers doivent être orientés vers un accueil digne et durable dans notre pays pour les Roms qui le souhaitent, sans discrimination envers des ressortissants européens. A cette fin, le cadre législatif et administratif doit être modifié, notamment pour lever les entraves existantes dans l’accès au logement et à l’emploi.

Lors de la venue du Premier ministre roumain en France, Romeurope souhaite que les deux Gouvernements décident enfin des mesures concrètes pour permettre aux Roms une réelle insertion dans le pays de leur choix.


9 avril 2008

Une rencontre entre des enseignants, des professionnels de services sociaux et médicaux, autour de l’accueil des enfants rroms et de leurs familles, organisée le 27 mars par le Réseau Solidarité de St-Etienne.


Voici un compte rendu d’une rencontre qui a rassemblé des enseignants, des professionnels de différents services sociaux et médicaux et des bénévoles du réseau de solidarité avec les rroms de St Etienne. Cette rencontre a été organisée par ce réseau de solidarité, autour de l’accueil des enfant rroms (scolarisation, suivi médical, aide aux familles....).
Les réalisations construites pour les enfants et leurs familles, les réponses apportées grâce à l’inventivité et à la ténacité de bénévoles avec la collaboration des familles et leur courage à chercher des solutions dans des situations extrêmement difficiles, les réflexions et les projets en cours, la tenue même d’une telle rencontre (45 personnes présentes) montrent qu’il est parfaitement possible d’accueillir dignement ces familles.
Il y a là une interpellation notamment des collectivités locales (mairie de St Etienne, St Etienne Métropole, le Conseil Général de la Loire) à ce qu’elles engagent réellement une réflexion pour mettre en route des solutions appuyant tout ce travail associatif qui s’effectue, pour l’instant, non seulement sans beaucoup de soutien institutionnel mais surtout malgré l’hostilité des orientations gouvernementales et préfectorales et dans l’indifférence voir la méfiance des collectivités locales.

Georges Günther



                                                                       ateliers enfants © aslc

                                                                

RENCONTRE AVEC DES ENSEIGNANTS, DES TRAVAILLEURS SOCIAUX DU CONSEIL GENERAL, LA PASS, LES CENTRES SOCIAUX, DES ASSISTANTES SOCIALES DE LA MAIRIE...
Le 27 mars 2008 à l’initiative du réseau de solidarité avec les familles rroms de St Etienne

Etaient également présents le représentant des défenseurs des enfants de la Loire, les éducateurs de l’AGASEF. Les enseignants du collège Jean Dasté se sont excusés.
Nous notons le nombre important de participants (45 personnes environ) qui signifie combien cette question de l’accueil des enfants et des familles rroms nous interroge dans sa complexité et nécessite un travail de réseau.

Notre objectif étant d’apporter des informations sur la réalité de ce que vivent ces familles et de connaître comment les choses se passent dans les différents secteurs où elles sont accueillies. L’idée est de pouvoir ensuite construire ensemble des conditions qui permettent une véritable prise en compte des besoins de ces familles.

Nous avons introduit ce temps d’échange par un diaporama réalisé par Marie Pierre VINCENT : "Une histoire des familles roms de Saint-Etienne d’août 2004 à décembre 2006". Il caractérise la façon dont sont traitées ces familles depuis leur arrivée à St ETIENNE il y a plusieurs années. Elles n’ont connues que l’errance, l’insécurité et la précarité de la vie en squat avec des expulsions permanentes, le dénuement matériel total puisqu’il n’y a jamais eu pour elles aucune prise en compte de leurs besoins fondamentaux par une ouverture sur le droit commun.

La Mairie et la Préfecture ont eu une attitude particulièrement mal traitante envers les rroms, le projet étant de les décourager à rester sur notre commune. Ils n’ont pas hésité à couper le chauffage en pleine période hivernale, à les rassembler tous au même endroit, créant ainsi un ghetto, une surpopulation qui mettaient les rroms et les habitants du quartier en risque de construire des relations trop conflictuelles. La préfecture a envoyé massivement les forces de polices porteuses d’obligation à quitter le territoire français (OQTF) ou des agents de l’ANAEM pour des retours « humanitaires » en leur promettant des aides pour construire un projet de vie en ROUMANIE, aides qui n’ont jamais vu le jour.

Ce verrouillage institutionnel se poursuit jusqu’à aujourd’hui, malgré l’entrée en Janvier 2007 de la ROUMANIE dans l’Union Européenne. Devenus citoyens européens, les rroms ont cependant eu accès aux prestations familiales. La CAF de St ETIENNE s’efforçait alors de remplir sa mission de protection des familles. Cette reconnaissance de leur droit a permis à quelques familles de pouvoir intégrer des logements et de s’inscrire ainsi dans des projets pour assurer l’avenir de leurs enfants.

Depuis quelques semaines, les rroms n’ont plus accès à ces prestations. Elles sont soumises à un droit au séjour : il faut que chaque personne ait des revenus suffisants pour vivre et une couverture d’assurance maladie dans leur pays d’origine. Ce qui s’amorçait comme une possible construction de projets de vie par l’accès au logement est ainsi totalement remis en cause aujourd’hui, avec des conséquences en chaîne : pas d’accès au travail notamment...

Ce que le Réseau demande, c’est d’accueillir les familles dans un hébergement digne et durable, où la vie quotidienne peut s’organiser, c’est à dire des logements disposant de sanitaires, d’eau courante, de chauffage, en proposant à chacun un accompagnement social pour cerner le projet de vie et rechercher des solutions d’avenir.
Dans ce but, depuis plusieurs mois, le réseau a tenté de maintenir les discussions amorcées à son initiative avec la Mairie qui s’est toujours désengagée. En Février 2008, la présidente de la CAF, soutenue par le conseil d’administration, au nom de la protection des familles, a demandé par courrier au Préfet l’organisation de rencontres avec la Mairie, le Conseil Général, et le réseau de solidarité pour la mise en route de solutions décentes. Et dès l’élection de la nouvelle municipalité de St ETIENNE, le réseau de solidarité a envoyé un courrier au maire pour demander l’ouverture de discussions très rapidement en vu dégager des solutions d’accueil dignes et durables, la mise ne place d’hébergements relais avec un accompagnement social.

Après ce bref rappel de la situation, nous proposons un tour de table pour connaître les questions qui se posent concernant la scolarisation et la santé des enfants.

Certaines écoles apprécient la régularité de la fréquentation (Beaulieu, Jules Ferry, Ovides) constatent les progrès de certains enfants. Pour d’autres, on note des absences dues aux maladies fréquentes, nous rappelons que depuis janvier, il n’y a pas de chauffage au squat de Montplaisir. Des absences également qui s’expliquent par la crainte des parents de laisser leurs enfants. Certains enfants ne sont plus revenus, ils sont repartis en ROUMANIE avec leurs parents, suite aux menaces d’OQTF.
Une directrice note que malgré la présence régulière des enfants, certains n’ont pas progressé dans l’apprentissage de la langue. Est ce la peur de l’intégration ? Pourquoi investir une langue d’un pays qui ne vous accueille pas ? Un enseignant s’inquiète des grandes difficultés d’apprentissage d’un enfant qui est de plus mis à l’écart du groupe. Adeline connaît cette situation, elle constate cette même difficulté dans le squat.

En règle générale, les enfants et les parents se sont montrés très respectueux du cadre posé par l’école. Malgré tout, il est nécessaire d’échanger, d’avoir un suivi, c’est primordial pour l’organisation.

Il existe régulièrement des problèmes de traduction, de compréhension. Vu l’instabilité de leur vie, il est difficile pour eux comme pour les enseignants, de se projeter dans l’avenir ce qui reste inquiétant pour la bonne poursuite de leur scolarité. Il y a donc beaucoup de freins pour la scolarité malgré le fait que les enfants ont envie d’apprendre et que, de manière générale ils s’efforcent de bien s’intégrer à l’école, même si pour certains c’est difficile.
La question de l’absence des adolescents au collège est inquiétante. Les enseignants sont en lien avec des membres du réseau, ils s’interrogent pour savoir comment mieux accompagner ces jeunes. Pour les plus de 16 ans, rien n’est proposé, comment les éducateurs de l’AGASEF interviennent-ils sur cette question ?

Pour certains enfants, les vaccins sont à jour, pour d’autres, non. Le Dr RIVOLIER de la PASS note que les prescriptions de vaccination en PMI ou au Bureau d’Hygiène n’ont pas abouti. Il a effectué, pour chaque enfant un test tuberculinique, comme il n’y avait aucune suspicion de tuberculose, ils n’ont pas été vaccinés (le BCG n’est plus obligatoire).

De nombreux enfants ont été vaccinés en ROUMANIE, les parents ne sont donc pas inquiets. En principe, quand les enfants arrivent à l’école, en venant d’un autre pays, ils bénéficient, sous quinze jours, d’un bilan médical par la médecine scolaire. Ca n’a pas été le cas pour les enfants rroms.

V. BOURGIN, assistant social à la PASS, explique que ce service dépend du CHU, qu’il a été mis en place suite à la loi contre l’exclusion. Il assure des permanences et propose un dispositif facilitant l’accès aux soins pour des personnes ne bénéficiant pas de l’assurance maladie. La PASS a une mission d’intégration dans le droit commun, elle ne peut pas se substituer à tous les besoins de santé. Pour ce qui concerne le suivi des familles rroms, ce principe de fonctionnement rend les choses un peu compliquées. Ce service est bien repéré par les familles qui ont du mal à se mobiliser pour d’autres structures.

Une directrice s’inquiète de l’absence d’assurance scolaire. Si les enfants se blessent à l’école, ils n’auront aucune prise en charge. La MAE avait accordé la gratuité l’an passé. Cette année, l’assurance pour chaque enfant reviendrait à 9 euros. Il y a 40 enfants scolarisés, le réseau ne peut assumer un tel coût.
Suite à cette interpellation, un membre du réseau va établir la liste des enfants qui n’ont pas d’assurance à la MAE et faire le nécessaire

En ce qui concerne la PMI un médecin remarque qu’il n’y a pas de suivi sur le long court avec les enfants vus en consultation.

Différentes pistes sont évoquées :

-   Que tous puissent identifier les différents correspondants pour chaque école, mis en place par le réseau. Il existe déjà un référent par école pour favoriser le lien parents/école, les inscriptions, les démarches administratives, la préparation du passage en 6ème. Leurs coordonnées peuvent être communiquées à chaque groupe scolaire.
-   Comment faire avancer le problème de cette minorité au niveau européen ? Les rroms sont la plus importante minorité dans Union Européenne. Il y a pour l’instant des recommandations faites à chaque état contre les discriminations et pour l’accès aux droits fondamentaux. Mais cela ne débouche pas aujourd’hui sur des actions concrètes
-   Peut on, en tant que professionnels interpellés dans nos missions par cette réalité, demander une rencontre à la Municipalité ? Les avis sont partagés. Un enseignant fait remarquer qu’ils ont une obligation de suivi des élèves dans leur apprentissage. Cela s’appuie sur un programme européen, des fonds ont d’ailleurs été débloqués. D’autres remarquent qu’une telle démarche de professionnels aurait du poids si elle était cautionnée par les hiérarchies. Quelqu’un fait remarquer que la direction de la DDAS a été interpellée par écrit par le réseau de solidarité sans aucune réponse (idem pour les syndicats de la Mairie). Ne faut il pas que les professionnels interpellent leurs institutions au nom de leur mission de service public ?
-   Il est proposé des rencontres ciblées sur des thèmes, l’école, la santé, pour chaque famille..., ou par secteur géographique, pour aborder les problèmes de façon plus précise.

Face à ces différents constats, comment peut on construire ensembles pour amorcer des solutions pour faire avancer la question du logement, de la scolarité, de la santé ? La grande question étant la stabilité de vie. Il est nécessaire d’agir solidairement pour faire avancer la situation. Il nous faut sortir du strict périmètre professionnel, pour faire pression. Les lois se durcissent.

On peut s’appuyer pour agir sur ce qui existe aujourd’hui, obtenir des informations par :
-   le site du Portail pour l’accès aux droits sociaux
-   le site des réseaux citoyens de St Etienne-http://www.réseauxcitoyens-st-etienne.org
-   le blog "Solidarité Rroms" Le réseau de solidarité a également mis en place une liste de diffusion interactive à laquelle on peut s’abonner en envoyant un mail de demande à : contact@droits-sociaux.fr

Merci à tous ceux qui ont su se rendre disponibles pour partager les expériences, réflexions, interrogations.

Le réseau de Solidarité avec les familles rroms
(compte rendu écrit par Josiane Reymond)

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